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Vendredi 24 Novembre 2017

Rencontres CM-CIC Investissement AVEC CM-CIC

Accrosport et CM-CIC Investissement, une rencontre qui ne manque pas de souffle

Accrosport et CM-CIC Investissement, une rencontre qui ne manque pas de souffle

Avec son approche très qualitative du fitness, l’enseigne Accrosport, créée en 1992, remet en forme près de 15 000 adhérents à travers 11 unités totalisant 20 000 m², en Normandie, dans les Hauts de France et bientôt en Bretagne. André Daussy, son fondateur, évoque avec nous les spécificités de son business model dans un univers challengé par le low cost.

Comment est née Accrosport ?

André Daussy : Après un début de carrière à la SNCF, un jour j’ai réalisé que je voulais vivre de ma passion : le sport. J’avais en effet la conviction que la santé et l’apparence physique deviendraient des préoccupations majeures pour les Français. J’ai alors rejoint l’équipe d’un petit club de sport des environs du Havre dans lequel je me suis énormément investi. Lorsque celui-ci a été mis en vente, je me suis porté acquéreur. C’était en 1992. Le succès étant au rendez-vous, j’ai ensuite repris une salle de sport dans le centre du Havre, puis une seconde. Je me suis progressivement constitué un réseau de fournisseurs et de partenaires de confiance, comme Cyril Feugère, avec qui je me suis associé pour racheter des salles à Rouen.

Premiers succès obtenus à une époque où le Fitness n’était pas très en vogue en France…

A. D. : Il y a quelques années, la culture du sport payant en France n’était pas développée : on considérait à l’époque qu’un peu de jardinage ou de sport à l’école étaient largement suffisants pour se maintenir en forme. Ceux qui pratiquaient une activité le faisaient dans un cadre associatif et donc gratuitement. Mais les mentalités évoluent. Comme je le pressentais, les Français ont progressivement pris conscience de l’importance du sport pour leur santé, dans un contexte où la sédentarité et l’obésité sont devenues des sujets de société. Nous avons donc accompagné cette évolution.

Comment avez-vous accueilli la vague des salles low cost ?

A. D. : Cela n’a pas été une surprise puisque ce phénomène avait déjà touché les Etats-Unis et l’Europe. Les chaînes ont investi massivement pour capter la clientèle passive (personnes qui s’abonnent pour une certaine durée mais finalement ne mettent pas les pieds dans la salle de sport). Nous avons perdu quelques clients ayant ce profil, mais nous en avons également vu arriver de nouveaux qui, après avoir goûté au fitness via le low cost, choisissent d’aller vers des prestations intégrant une offre complète de services.

Quel est aujourd’hui votre positionnement ?

A. D. : Nous nous adressons aux clients « actifs », c’est-à-dire aux personnes à la recherche d’une pratique du sport plus volontaire et plus coachée. Chez nous, ils ont accès à des cours collectifs avec des coachs bien formés, du matériel et un environnement de qualité. Pour les plus accros, nous proposons également des modules de Cross Fit, en plus petits groupes, avec un coaching spécifique. L’autre point de différenciation, c’est notre politique d’offre. Pas d’abonnement mais un paiement en fonction de ce que les clients consomment, sans engagement. Ce business model s’inspire de ce que nous avons pu voir sur des marchés plus matures, comme aux Etats-Unis ou en Nouvelle-Zélande.

Quels sont vos axes de développement ?

A. D. : Ayant fait le choix de ne pas nous positionner sur le low cost, pour des raisons stratégiques mais également parce que ce n’est pas notre conception du métier, nous devions nous donner les moyens de résister et de nous développer. Nous avons donc entamé une politique d’ouverture de sites et ainsi doublé le nombre de nos unités depuis 2014. Nous poursuivons cette stratégie de maillage avec la prochaine inauguration d’une salle de 4 000 m² à Rennes. Nous privilégions de beaux spots qui respectent notre charte de qualité. Cette exigence implique un développement progressif mais qui fait ses preuves puisque nos dernières ouvertures ont vite atteint le seuil de rentabilité.

Pourquoi avoir choisi CM-CIC Investissement pour vous accompagner ?

A. D. : Notre partenariat est né à l’occasion de la levée de fonds de 2014. Au-delà des aspects purement financiers, c’est l’état d’esprit jeune et dynamique de CM-CIC Investissement qui nous a séduits.

 

Accrosport vu par Mathieu Sollet, CM-CIC Investissement.

Sur un marché en forte mutation qui a vu ces dernières années l’entrée de nouveaux acteurs, une professionnalisation et une segmentation de l’offre, Accrosport s’est très tôt positionné de façon singulière, via une détention en propre de ses centres et une offre complète de services.

Cette stratégie de différenciation nous a semblé pertinente et c’est assez naturellement que nous nous sommes positionnés comme partenaires en 2015, dans le cadre d’un plan de développement ambitieux.

En quelques mois le groupe a doublé sa surface d’exploitation par croissance organique et renforcé son offre de services avec l’intégration de box cross fit à proximité de chaque centre. Ce plan de développement est mené par une équipe de management passionnée et motivée autour d’André Daussy, visionnaire sur les futures évolutions du marché.

Fort de ce développement, le maillage géographique du groupe a aujourd’hui vocation à s’élargir afin de faire d’Accrosport, à moyen terme, un leader régional sur le nord-ouest hexagonal, avec l’appui de CM-CIC Investissement.

Pour contacter CM-CIC Investissement

Chiffres clés :

  • 15 000 adhérents
  • 11 centres
  • 20 000 m² surface totale exploitée
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