l’actualité économique en Auvergne Rhône-Alpes

Dimanche 20 Août 2017

Rencontres CM-CIC Investissement AVEC CM-CIC

Groupe Schmidt et CM-CIC Investissement, une rencontre qui donne de l’appétit

Groupe Schmidt et CM-CIC Investissement, une rencontre qui donne de l’appétit

Avec ses deux marques historiques : Pierre Schmidt et Stoeffler, ce groupe familial centenaire est aujourd’hui le leader sur le marché de la charcuterie et des produits traiteurs du terroir alsacien. Petit-fils du fondateur, Pierre Schmidt (troisième du nom) nous explique comment il a hissé la petite charcuterie artisanale strasbourgeoise dans le TOP 6 des acteurs de la salaison en France.

Quelles sont les origines de l’entreprise ?

Pierre Schmidt : L’histoire a commencé quand mon grand-père, Pierre Schmidt, a créé une boucherie artisanale dans le centre-ville de Strasbourg. Dans les années 60, mon père prénommé également Pierre, a initié la collaboration avec la distribution (les COOP d’Alsace) à travers une activité de gros. Lorsque j’ai intégré l’entreprise dans les années 70, nous avons décidé d’accélérer ce virage vers l’activité industrielle pour répondre à la demande croissante de la grande distribution. C’est l’époque où des chaînes comme U, Inter et Cora étaient en plein déploiement. Nous avons franchi un pas important en 1985 quand nous avons délocalisé notre usine du centre-ville dans la zone industrielle de Weyersheim. L’affaire s’est ensuite développée par rachats successifs. Parmi les plus significatifs, on peut citer Charcutiers d’Alsace en 1996, Roger Roposte en 1999 (spécialiste de la charcuterie pâtissière) et Stoeffler en 2008. C’est à ce jour notre plus grosse opération car ce concurrent historique faisait à peu près notre taille. Pierre Schmidt est aujourd’hui le leader de la charcuterie alsacienne au rayon coupe alors que Stoeffler est le n°1 en libre-service sur ce segment.

Quels sont vos produits-phares ?

P.S. : Nous avons une gamme assez large avec plus de 280 références. Nous produisons chaque année 35 000 tonnes de produits finis, à part égale entre charcuterie traditionnelle (knacks, palette fumée…) et charcuterie pâtissière (choucroute, pâtés en croûte, plats cuisinés et tartes flambées…).
Ces tartes flambées fraîches, les fameuses Flammekueche alsaciennes, sont de très loin notre produit leader, puisque nous en fabriquons 40 millions par an. Cela représente 10 000 tonnes et plus de 95 % de la production française. C’est également notre principale référence à l’export puisque 20 à 30 % de nos ventes se font à l’international. Ces produits connaissent un grand succès en Allemagne ou en Belgique, mais les marchés italiens et espagnols, où nous sommes référencés chez Carrefour et Lidl, affichent des résultats très encourageants.

L’international est l’une de vos priorités ?

P.S. : Clairement, même si nous sommes limités géographiquement en raison des DLC (dates limites de consommation) puisqu’il s’agit de produits frais. Notre chance est d’être basés en Alsace, ce qui nous permet d’accéder facilement aux marchés allemands, belges, suisses, anglais et scandinaves. N’oublions pas que nous sommes à 1 000 km de Brest mais à seulement 500 de Berlin ! Au-delà de la tarte flambée, nous envisageons donc d’exporter d’autres produits, essentiellement en charcuterie pâtissière.

Ce segment est pour vous prioritaire ?

P.S. : Oui car les marges y sont plus importantes. Et la charcuterie pâtissière est un domaine où il est beaucoup plus facile d’innover. Toutefois, nous cherchons également à développer de nouvelles gammes de produits alsaciens comme les Spätzle, les galettes de pommes de terre ou les gnocchis pour lesquels la demande est très forte.

Quelles sont vos relations avec CM-CIC Investissement ?

P.S. : Nous collaborons depuis 1998. à l’époque, il s’agissait de nous accompagner dans le rachat de Roger Roposte. Nous tenions à travailler avec des partenaires implantés localement, avec lesquels le contact est plus direct. Notre histoire commune a ensuite été marquée par une suite de sorties puis de retours au capital, au gré de nos besoins, preuve de la confiance qui nous lie.

L’arrivée de la quatrième génération de Pierre Schmidt est-elle envisagée ?

P.S. : Elle est déjà là puisque mes deux enfants, Pierre-Olivier et Alexia travaillent au sein de l’entreprise. Quant à savoir s’ils souhaiteront un jour reprendre l’entreprise, c’est très prématuré. Mais je souhaite de tout cœur que l’entreprise familiale se développe encore de très nombreuses années.

 

Groupe Schmidt vu par Thierry Wendling, CM-CIC investissement.

CM-CIC Investissement accompagne Pierre Schmidt et son groupe éponyme depuis plus de 18 ans…

Acteur parmi d’autres du marché de la charcuterie alsacienne dans les années 90, le groupe Pierre Schmidt s’est développé, depuis, principalement par des acquisitions qui lui ont permis d’intégrer de nouveaux savoir-faire et de conforter ses positions concurrentielles. Il s’agit aujourd’hui de la principale ETI d’agroalimentaire d’Alsace, garante de la qualité et de l’authenticité du patrimoine culinaire alsacien.

C’est sous l’impulsion de son dirigeant que cette stratégie a été mise en œuvre ; elle a permis notamment la reprise en 2008 de son principal concurrent, la société Stoeffler, rachetée à PAI et qui a conduit à notre seconde intervention en capital.

L’essentiel de ses produits est vendu sous ses marques propres : Pierre Schmidt et Stoeffler, mais aussi la Maison d’Adam, une marque réservée au marché de proximité. On peut notamment citer la Flammekueche ou Tarte Flambée, produit phare de la gamme, ou bien encore ses choucroutes, pâtés en croûte et autres knacks…

Le plan de développement du groupe est fondé sur une internationalisation accrue et une politique d’innovation produits, par exemple dans les pâtes fraîches de spécialités alsaciennes. Il a été défini puis mis en œuvre par une équipe de management de grande qualité, dirigée par Laurence Cahen, Présidente du Directoire, épaulée par Pierre Schmidt.

Pour toutes ces raisons, nous sommes heureux d’avoir renouvelé en 2015 notre partenariat et notre confiance par la réalisation d’une nouvelle opération capitalistique. La tradition culinaire alsacienne a du bon !

Pour contacter CM-CIC Investissement

Chiffres clés :

  • 35 000 tonnes fabriquées
  • 840 salariés
  • 146 M€ de chiffre d’affaires
Haut de page