Hervé Revel, président de REP International, Benoît Eraclas, maire de Corbas et Véronique Sarselli, présidente de la Métropole, dans les locaux de REP.
A. Desfève
La nouvelle présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a effectué, mardi 19 mai, sa première visite d’entreprise sur le territoire. Son choix s’est porté sur REP International, à Corbas. Cette PME plus que centenaire est l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de presses à injecter le caoutchouc.
Pour son premier déplacement dans une entreprise depuis son élection, Véronique Sarselli, élue présidente de la Métropole en mars, a choisi REP international, à Corbas. Elle était accompagnée du nouveau maire de la ville, Benoît Eraclas. REP International est une entreprise de 200 salariés qui conçoit et fabrique des presses à injecter le caoutchouc pour différents secteurs : automobile, distribution d’énergie, pharmaceutique, ferroviaire…
90 %
C'est la part du CA de REP réalisée à l'export.
Fondée en 1907 par l’ingénieur aéronautique Robert Esnault Pelterie, dont les initiales ont donné le nom à l’entreprise, REP est au départ spécialisée dans la fabrication d’avions avant de se tourner, à la fin des années 40, vers la fabrication de presses à injecter le plastique et, dans les années 60, les presses à injecter le caoutchouc.
Elle est implantée à Corbas depuis 1974, où elle dispose aujourd’hui de 15 000 m² de locaux sur 45 000 m² de terrain. Autre particularité : l'export représente plus de 90 % de son chiffre d’affaires – qui, après, une année 2025 très compliquée, devrait tendre vers les 40 millions d'euros en 2026.
Valoriser nos pépites industrielles
Pour Véronique Sarselli, « il s’agit de valoriser nos pépites industrielles, et REP en fait partie » - l’entreprise étant l’un des leaders mondiaux dans son domaine. « L’industrie est parfois un gros mot », a-t-elle déploré. Alors que là il s’agit de « l’industrie qui innove, celle qui maintient l’emploi, qui regarde vers la durabilité ». Véronique Sarselli veut une Métropole « aux côtés des entreprises », qui les accompagne, notamment sur leurs besoins en foncier.
Un discours consensuel, mais qui ne masque pas l’intention politique. « Il faut que le tissu économique et industriel reprenne confiance. La relation s’est dégradée en raison d’un manque d’écoute », a souligné Véronique Sarselli, faisait référence à l’ancien exécutif écologiste, mené par Bruno Bernard.