Office du tourisme Haute-Maurienne Vanoise
Première station française à se doter d’une dameuse 100 % électrique de série, Val Cenis dresse un bilan satisfaisant de ses premières semaines d’exploitation.
Station pionnière en matière de damage électrique, Val Cenis dresse un premier bilan satisfaisant pour Husky eMotion, utilisée depuis le début de la saison hivernale sur son domaine skiable. Les gains sont de l’ordre de 13 litres de carburant par heure d’utilisation, alors que les émissions de CO² sont divisées par dix. Commercialisée par Prinoth et destinée à prendre le relais d’un modèle identique à moteur thermique, cette dameuse 100 % électrique utilise un ensemble châssis-transmission-accessoires reconnu par les professionnels du damage. Adaptée à la préparation des pistes de ski de fond et de luge, des espaces ludiques, des sentiers piétons et des pieds de pistes, elle présente l’avantage d’être extrêmement silencieuse, une qualité appréciable pour une utilisation souvent proche des zones résidentielles.
Une adaptation simple
Pour les équipes de damage, l’adaptation a été simple car les outils sont les mêmes que sur le modèle précédent à moteur thermique. « Le pilotage ne change pas beaucoup. Mais comme pour une voiture électrique, le sujet principal est celui de l’autonomie. Nous savions à quoi nous attendre et nous avons pris de nouvelles habitudes, par exemple en adaptant la durée du travail », précise Alexis Piard, responsable du service neige de culture de Val Cenis. « Notre travail consiste aussi à prévoir de nouveaux points de recharge, plus proches des pistes, pour éviter de rentrer systématiquement au garage pour recharger et gagner du temps d’exploitation », ajoute Arnaud Thiebaud, responsable du garage.
La maintenance de l'engin est identique, à l’exception de sa partie électrique qui nécessite une formation.
Val Cenis est engagée depuis bientôt dix ans dans une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des particules fines et du bruit en montagne, au travers notamment de la mise en place d’un observatoire environnemental.