Les huiles de première pression fabriquées par Margaron sont destinées aux industriels de l’alimentation humaine et animale ainsi qu’aux filières bioénergies pour plusieurs pays européens.
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Figurant parmi les leaders français des coproduits et matières premières pour l'alimentation animale, Margaron poursuit son engagement vers le développement durable en s’ancrant dans le local. Dans ce cadre, un investissement de l'ordre de 4,5 millions d'euros est prévu pour accroître la capacité de l'huilerie de Roybon.
Créée en 1977, l’entreprise de Roybon s’est diversifiée en 2011 en créant la société sœur Huilerie de Chambarand, spécialisée dans le pressage à froid des graines oléagineuses locales. Cette unité de trituration traite actuellement du colza. « En 2011, il n’y avait pas d’installation comparable en local. Les agriculteurs devaient envoyer leurs graines dans l’Hérault, dans l’Aube ou encore en Alsace », souligne Bernard Margaron, Pdg du groupe éponyme.
Doubler la capacité
Pour renforcer son ancrage local, Margaron va réaliser de nouveaux investissements pour doubler la capacité de sa société sœur. L’entreprise a programmé l’édification de 1.000 m² de locaux supplémentaires comprenant 300 m² d’ateliers et 700 m² d’entrepôts, sachant qu’elle dispose actuellement de près de 3.000 m² de surface couverte. L’objectif est d’être opérationnel pour les prochaines récoltes d’automne 2023.
Diversification vers d'autres graines à huile
Par ailleurs, l’investissement de 4,5 millions d’euros permettra une diversification pour l’entreprise qui se tournera vers le soja et le tournesol. À la clé : la création de cinq postes. « Nous investissons afin de rester dans une logique de proximité et de créer un cercle vertueux au niveau local. Le nouvel outil répondra à la demande d’un fournisseur et à une demande des éleveurs qui recherchent du soja non OGM et produit localement », poursuit le Pdg.
L’huilerie traite des graines non OGM provenant à 95 % de Rhône-Alpes, le reste étant produit en Auvergne et Paca. Elle s’approvisionne auprès des coopératives, des organismes de stockage et des négoces. En 2022, elle a ainsi transformé 45.000 tonnes de graines. Son chiffre d’affaires atteint 32 millions d’euros. Les huiles de première pression fabriquées à Roybon sont destinées aux industriels de l’alimentation humaine et animale ainsi qu’aux filières bioénergies (cogénération, biocarburant) pour les marchés de plusieurs pays européens.
Notre préoccupation est de rendre service à nos partenaires tout en le faisant dans un esprit durable
Margaron emploie 33 personnes et affiche un chiffre d’affaires 2022 de plus de 38 millions d’euros. La PME intervient sur tout le territoire national où elle dispose d’une cinquantaine de sites d’enlèvements. Elle s’est également tournée vers la méthanisation, domaine pour lequel elle fournit également des coproduits et des déchets industriels d’origine organique.
En 2022, elle a valorisé 400.000 tonnes de matières. « Notre mission s’inscrit dans une démarche vertueuse. Notre préoccupation est de rendre service à nos partenaires tout en le faisant dans un esprit durable » insiste le dirigeant. D’autres investissements pourraient être menés à terme sur le site isérois. Une réflexion est d’ores et déjà engagée pour valoriser les coques de tournesol.