Le LMX 56 (version Terra), un "vélo" super musclé.
DR pour LMX
Sur le Salon du deux-roues qui s’est déroulé à Lyon ce week-end, LMX Bikes a présenté son dernier modèle : un speed-bike ultra-puissant et connecté pouvant monter jusqu’à 45 km/heure, que la jeune entreprise avait déjà dévoilé au dernier CES de Las Vegas. Plus tout à fait un vélo, pas encore une moto, le deux-roues sportif de LMX vise aussi les usages urbains et périurbains.
Il s’appelle LMX 56 et il est le troisième modèle proposé par la société LMX Bikes. Il ressemble à un vélo à assistance électrique mais… c’est un speed-bike. Car son assistance peut le pousser jusqu’à 45 km/h, soit bien davantage que les 25 km/h des VAE classiques. Sur le plan légal, il est assimilé à un cyclomoteur et, à ce titre, non admis sur les pistes cyclables, mais il peut être homologable pour cela.
Maniable (malgré ses 31 kg) et très performant, il est donc plutôt destiné à une pratique sportive tout terrain mais cette vocation est plus large, comme l’explique Adam Mercier, cofondateur de l’entreprise. « Nous souhaitons tester notre technologie sur un marché de niche, les 45 km/h, qui pourrait être demain une solution optimale de mobilité durable, plus polyvalente que le vélo, notamment pour les usages urbains et périurbains, travail-domicile par exemple ».
Conçu et made in France
Le bloc batterie (1 000 Wh), conçu et entièrement assemblé par LMX, est amovible et peut être retiré grâce à une trappe sécurisée située sous le cadre. La recharge se fait donc soit directement via une prise intégrée au châssis, soit en externe via un cordon d’adaptation. Le bloc-moteur est lui aussi monté par LMX Bikes. Il développe jusqu’à 2 500 W de puissance. Doté d’un accélérateur au guidon et d’une assistance moteur au pédalage (double transmission : une chaîne côté pédalage, une courroie côté bloc-moteur), il permet un double usage : sportif tout terrain ou plus urbain.
Enfin, sa connectivité (via une appli) est de haut niveau : paramétrage, planification d’itinéraires, tableau de bord… De même que son prix : le LMX 56 est vendu à partir de 7 800 euros, contre 6 000 euros pour les autres modèles de la marque.
Même les cadres sont fabriqués en interne
Fondée en 2015, LMX Bikes a rejoint l’été dernier, à Jonage en région lyonnaise, un site de 850 m2. Elle y a investi près de 400 000 euros en machines dans le but de passer à l’échelle industrielle : presse plieuse et fraiseuse à commande numérique, four de traitement thermique qui lui permet de fabriquer ses propres châssis aluminium, etc. La société est désormais en capacité de produire jusqu’à 3 000 pièces par an, contre moins de 200 jusqu’à présent.
Un partenaire puissant
Dirigée par son fondateur Adam Mercier, ingénieur Insa, la société avait triplé ses ventes entre 2018 et 2021. Elle a réalisé 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2022, dont 50 % à l’export, et prévoit 2 millions d’euros cette année. Elle emploie 14 salariés à Jonage et 4 dédiés à la R & D en Île-de-France, à Tigery (Essonne) plus précisément, au sein de Spark Racing Technology, un partenaire devenu son actionnaire majoritaire en 2020. Cet acteur majeur de la course automobile (Formule E) développe et conçoit des voitures et modules électriques. Les deux entreprises travaillent en collaboration étroite, notamment en matière d’innovation sur la mobilité électrique.
À terme d’ailleurs, LMX Bikes souhaite vendre sa technologie (moteur et batterie), doublement brevetée au niveau européen, à d’autres acteurs du deux-roues électrique.