L'aéroport/gare de Lyon-Saint Exupéry
JFB
En 2022, l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry n’a repris que 72,8 % du trafic de passagers qu'il enregistrait en 2019. C’est un peu moins qu’au niveau européen, qui en a repris 79 %, ou qu’au niveau national, qui en a récupéré 81 %. Il figure à la 55e place des aéroports européens.
Selon Airports Council International (ACI), le trafic de passagers européen de 2022 a récupéré 79 % de son niveau d’avant-crise. En France, il en a même repris 81,2 %. Et la tendance est plutôt à l’accélération de ce redressement puisque, sur le seul dernier trimestre de 2022, le niveau de récupération se situait à 86 % en Europe, 89,8 % en France et 82,5 % à Lyon-Saint Exupéry. De ce fait, l’aéroport lyonnais pointe désormais à la 55e place en Europe (contre la 52e en 2019) et à la cinquième place en France, derrière les deux aéroports parisiens, celui de Nice et celui de Marseille (contre la quatrième en 2019).
Opposition train-avion : « un sport national »
Ce contexte de reprise progressive du trafic est aussi marqué, en France, par l’opposition du train à l’avion, « devenue un sport national », selon Thomas Juin, président de l’Union des Aéroports de France (UAF). Un état d’esprit lié à la réglementation issue de la Convention Citoyenne pour le Climat, interdisant l’avion lorsqu’il existe une alternative ferroviaire de moins de deux heures trente, et entretenu par les déclarations des dirigeants de la SNCF.
Les lignes transversales, une chance pour le désenclavement des territoires
Une étude effectuée par le cabinet Oxera montre que, sur les douze relations aériennes radiales ayant une alternative ferroviaire de moins de 4 heures, c’est-à-dire d’une durée bien plus importante que les restrictions réglementaires, le report modal de l’avion vers le train est d’ores et déjà effectué. C’est le cas depuis longtemps pour le Paris-Lyon par exemple, où « le mode ferroviaire représente sur ses liaisons 85 % du trafic global » relève Thomas Juin.
Dans ces conditions, les relations aériennes transversales sont susceptibles de contribuer au développement des territoires. Car pour les Français, les liaisons ferroviaires région-région n’offrent que peu souvent une alternative efficace.