Antony Trévisan a repris Boutyplast en 2016.
C.B.
Boutyplast, usineur de matières plastiques basé à Leyment, a investi 350.000 euros sur deux ans dans l’achat de robots, avec le soutien du plan France Relance. Des initiatives qui ont permis d'augmenter la productivité.
Boutyplast usine des matières plastiques pour les secteurs du BTP, de l’énergie, des machines spéciales, du médical, de l’aéronautique ou encore de l’armement. Reprises en 2016 par Antony Trévisan, elle a commencé à investir il y a trois ans dans la robotisation.
En 2019, la mise au point d’un système d’extraction des copeaux de plastique (jusqu’alors sortis à la main) issus du tournage, a permis à Boutyplast d’envisager une automatisation de l’atelier, avec un robot de chargement et un autre de déchargement, un embarreur, un centre d’usinage 4 axes et un tour 4 axes, ainsi qu’un nouveau logiciel 3D. « Cet investissement a permis à l’entreprise de passer d’une production de pièces uniques et de petites séries à des pièces de moyenne série, entre 500 et 1 000 pièces. Sans changer notre outil industriel, nous avons pu prendre davantage de commandes. La journée, nous produisons les pièces uniques et peu récurrentes ; en soirée et le week-end, c’est au tour des séries », explique Antony Trévisan.
Digitalisation de l’atelier
Actuellement, l’entreprise met en place un MES (manufacturing execution system). Relié à l’ERP, cet atelier connecté permet de suivre les performances des machines, les rendements, les ordres de fabrication et leur ordonnancement. « D’ici six mois, l’objectif est de fournir le même service qu’Amazon à nos clients : leur permettre de suivre l’avancement de leur commande depuis chez eux et de savoir exactement quand ils seront livrés », ajoute Antony Trévisan.
Cet investissement a permis à Boutyplast d’augmenter son activité de 15 % entre 2021 et 2022, sans augmenter le nombre de salariés (18 personnes). L’entreprise prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 2,5 millions dans les trois ans (2,17 millions en 2022).
L’entreprise, qui gère désormais l’extraction et le broyage des copeaux au fur et à mesure de leur sortie, souhaite également étendre le recyclage à d’autres matières thermoplastiques que les PE et PTFE, en collaboration avec son recycleur installé à Izernore.
Cet article a été publié dans le numéro 2526 de Bref Eco.