Trois projets du CHU Grenoble-Alpes ont obtenu des financements pour un total de 2,4 millions d'euros.
CHU Grenoble-Alpes
Le CHU Grenoble-Alpes a obtenu 2,4 millions d’euros pour financer trois projets de recherche, lauréats du Programme hospitalier de recherche clinique national.
À l’issue de la sélection 2025 du Programme hospitalier de recherche clinique national (PHRC-N), le CHU Grenoble-Alpes s’est distingué avec trois projets lauréats. En tout, les financements obtenus pour les mener à bien atteignent 2,4 millions d’euros et « viennent renforcer la capacité du CHU Grenoble-Alpes à conduire des essais cliniques multicentriques à haut niveau de preuves, au service de l’amélioration des parcours de soins et des pratiques médicales ».
Le premier projet lauréat est nommé HoBaTaMo (Home Based Tacrolimus Monitoring) et a obtenu 916 764 euros. Il s’agit d’une étude nationale menée dans huit centres de transplantation rénale en France et concernant 280 patients pendant deux ans. Elle propose un suivi à domicile innovant du tacrolimus (immunosuppresseur indiqué pour éviter les rejets de greffe) chez les patients transplantés rénaux. Le but ? Améliorer leur qualité de vie et la sécurité de leur traitement. Concrètement, le protocole repose sur « une application permettant d’horodater la prise des médicaments et sur la mesure du tacrolimus à partir d’un simple prélèvement capillaire, évitant ainsi le recours à une prise de sang veineuse ».
Le deuxième projet est un « essai randomisé multicentrique, évaluant l’impact de la vasopressine sur les défaillances d’organes chez des patients traumatisés graves en réanimation ». Le financement, d’un montant de 886 192 euros, permettra d’inclure 300 patients dans une période de deux ans et demi. « L’hypothèse est que l’ajout de vasopressine en plus de la noradrénaline permet de réduire les défaillances d’organes observées les premiers jours en réanimation par rapport aux patients traites par noradrénaline seule », explique le CHU. La vasopressine étant une hormone favorisant la réabsorption de l’eau dans l’organisme et la noradrénaline augmentant la fréquence cardiaque et la pression artérielle pour préparer le corps à l’action.
Enfin, le troisième projet lauréat est une étude menée dans cinq centres de recherche auprès de 50 patients et qui évalue l’efficacité d’un traitement peu coûteux dans les crises non sévères d’angioœdème héréditaire. Son financement : 670 541 euros. « Les patients qui souffrent d’angioœdème héréditaire (AEH) sont confrontés à des crises qui peuvent toucher toutes les parties corporelles. En cas de crise ORL potentiellement asphyxiante, ils disposent de traitements efficaces mais sous-administrables sous forme injectable et onéreux. Pour les crises ne menaçant pas le pronostic vital, l’abstention thérapeutique est recommandée mais des patients utilisent l’acide tranexamique. Cette utilisation ne repose sur aucune évidence scientifique d’efficacité ». L’essai propose ainsi d’évaluer ce traitement par rapport à un placebo.