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Dimanche 20 Septembre 2020

Communiqués AVEC Université de Lyon

In-Situ s'ouvre à l'innovation

In-Situ s'ouvre à l'innovation

La soirée d’ouverture de IN-SITU se déroulera le 26 novembre au grand Amphithéâtre de l’Université de Lyon. Préfigurant les nombreux temps forts prévus au cours de cette semaine inédite, trois figures de l’innovation viendront y présenter des approches originales, parallèlement à la remise des prix Jeunes chercheurs.

Dans le cadre d’IN-SITU, le semaine de l’innovation de l’Université de Lyon qui se tiendra du 26 novembre au 4 décembre, une soixantaine d’événements seront organisés au sein des établissements de l’Université de Lyon pour permettre aux entreprises, associations et collectivités de découvrir les services leur permettant d’innover en partenariat avec le monde académique.

La soirée d’ouverture donnera lieu à la remise, par la Métropole de Lyon, des prix Jeunes Chercheurs 2019. L’occasion pour l’Université de Lyon de convier trois experts pour aborder l’innovation sous des angles originaux. Ce moment mettra aussi en valeur le soutien des partenaires institutionnels aux démarches d’innovation développées au sein de l’Université de Lyon.

L’innovation pédagogique appliquée au monde de l’entreprise

Jean-Charles Cailliez, Vice-Président Innovation à l’Université Catholique de Lille, est à l’origine d’une Design School, une plateforme collaborative voulue au départ pour aider les enseignants à innover dans la pédagogie, mais qui attire aujourd’hui le monde de l’entreprise. « Ce qui intéresse les entreprises, c’est que les méthodes que nous utilisons (classes inversées, ou renversées, gamification, cartes mentales, etc.) instaurent une nouvelle posture et un nouveau rapport entre les enseignants et leurs élèves, qui peuvent aussi s’appliquer au rapport entre les experts de l’entreprise et leurs clients ou fournisseurs, pointe Jean-Charles Caillez. Aujourd’hui, on confond souvent éducation et enseignement. Il faut se souvenir que dans l’antiquité, le pédagogue était l’esclave qui accompagnait l’enfant à l’école : pas un maître mais au contraire un serviteur. On peut, par la pédagogie, développer chez les élèves bien plus que de la mémorisation et de la compréhension d’un savoir ! »

Redonner sa place à l’imaginaire

Pour Daniel Kaplan, cofondateur de FING et du réseau Université de la Pluralité, l’innovation est par définition une forme de projection vers le futur.

Or, le futur n’est rien d’autre qu’une construction imaginaire. « De nos jours, pour des raisons économiques ou sociales, l’innovation doit se justifier par son utilité. Or dans les faits, la plupart des innovations marquantes ont peu à voir avec la résolution de problèmes ou la réponse à des besoins, mais plutôt avec l’ouverture de nouveaux possibles. De ce point de vue, leur genèse se situe au moins autant dans l’imaginaire des innovateurs, que dans une analyse froide et rationnelle des problèmes et des possibilités de la technique. » Redonner sa place et sa valeur à l’imaginaire est, selon Daniel Kaplan, le seul moyen d’arriver à se projeter dans un monde avec des règles différentes, tel que rendu nécessaire par la transition écologique, par exemple. Innover dans ce contexte doit dès lors s’appuyer sur la réflexion artistique, sur la création de récits mythologiques ou d’utopies.

Responsabiliser l’innovation

Stéphanie Ruphy, Professeure de philosophie des sciences à l’Université Lyon 3 et responsable de la Plateforme Ethique de l’Université de Lyon (Ethique de la recherche, Intégrité scientifique et Responsabilité sociale), s’interroge quant à elle sur les conditions qui permettraient de maintenir un lien entre innovation et progrès. « Il existe aujourd’hui une tension entre l’innovation attendue d’un côté comme le moteur de la compétitivité économique, et de l’autre comme source d’amélioration de nos conditions de vie, souligne-t-elle. Les attentes de la société envers la science et l’innovation sont de plus en plus pressantes et précises, et en demande de responsabilité. » Pour la chercheuse, la réconciliation passe par une meilleure gouvernance de l’innovation, qu’il faut « inscrire dans l’évolution générale vers davantage de participation directe des citoyens ».

 

Pour plus d’informations et pour les inscriptions, rendez-vous sur le site internet : https://insitu.universite-lyon.fr

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