La ligne Paris-Clermont-Ferrand va bénéficier d’un programme d’investissement de près de 1,2 milliard d’euros.
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Après plusieurs interventions du ministre des Transports en Auvergne-Rhône-Alpes en septembre dernier, en particulier concernant la situation de la liaison ferroviaire entre Clermont-Ferrand et Paris, Clément Beaune a confirmé le 28 octobre un engagement de l’Etat à hauteur de 1,2 milliard d’euros.
On se souvient que lors du congrès de l’Association des Régions de France qui s’était tenu à Vichy le 15 septembre dernier, Frédéric Aguilera, vice-président en charge des Transports à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avait qualifié de « honteuse », la relation par voie ferrée entre Paris et Clermont-Ferrand, à l’attention du ministre délégué aux Transports, « C’est un handicap économique pour le territoire », en avait-il déduit.
Un temps de parcours de 3 h 19
Avec un temps de parcours moyen de 3 h 19, lorsqu'il n'y a pas de retard, contre 2 h 58, qui était la durée affichée il y a encore quelques années, le temps de trajet de ce Train d'Equilibre des Territoires (TET) est comparable à celui de la voiture pour ses 400 kilomètres de ligne. Si le projet de liaison par ligne nouvelle à grande vitesse entre Paris et la capitale auvergnate, via Orléans (Pocl), et à destination de Lyon, semble enterré depuis 2018, Jean-Baptiste Djebarri, puis Clément Beaune avaient surtout insisté depuis sur la modernisation à court terme de cette ligne Intercités en vue de l’amélioration de la ponctualité des circulations.
1,2 milliard d’euros d’investissement
Ce 28 octobre, en présence de représentants des usagers, du monde économique et de SNCF Réseau, Clément Beaune a confirmé à Clermont-Ferrand, la mise en œuvre d’un programme d’investissement de 1,2 milliard d’euros. 350 millions d’euros seront consacrés au remplacement du matériel roulant, permettant une plus grande vitesse et un meilleur confort, alors que 760 millions d’euros seront injectés par SNCF Réseau pour des opérations de régénération de la ligne. Enfin, l’Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, financeront en complément, l’arrivée de nouvelles rames.
Clément Beaune a enfin assuré qu’un point d’étape sera effectué avant la fin de cette année sur la mise en œuvre du schéma directeur. Mais celui-ci, engagé depuis 2016, cumule les retards et l’horizon pour mettre Paris à 2 h 30 de Clermont-Ferrand, reste toujours assez éloigné.