La technologie "tout solide " de Blue Solutions.
DR Blue Solutions
À Grenoble, le Lepmi (Laboratoire d’Electrochimie et de Physico-chimie des Matériaux et des Interfaces) entame une collaboration avec la société Blue Solutions (groupe Bolloré), fabricant de batteries implanté en Bretagne pour développer une batterie « tout solide ».
L’objectif de ce partenariat, signé pour cinq ans ente le Lepmi et Blue Solutions, est « d’accélérer le développement des briques technologiques et de la première batterie tout solide » de nouvelle génération, la GEN4, selon la direction de Blue Solutions. Un laboratoire commun a été créé sur le campus de Saint-Martin-d’Hères avec une équipe d’une quinzaine de personnes.
Dirigé par Renaud Bouchet, le LI² (Lab Lithium et Interface) s’attaque à plusieurs sujets : les mécanismes microscopiques d’oxydation et de réduction du lithium métallique, l’analyse des modes défaillance des électrodes en lithium métal, la modélisation du fonctionnement de ces électrodes, la compréhension des mécanismes interfaciaux (réactivité et transfert de charge) à l’œuvre dans ces batteries et l’optimisation du transfert de charges au sein de cette nouvelle offre.
Le module GEN4 prévu d’ici 2030
Contrairement aux batteries lithium-ion standards, Blue Solutions table sur une innovation qui lui permet de s’affranchir des composants liquides ou de gels. La société a ainsi développé un système de stockage composé de quatre éléments principaux : l’anode sous la forme d’une feuille de lithium métallique ; l’électrolyte solide sous la forme de PEO et de sels de lithium ; la cathode à base de LiFE PO4 (lithium Fer Phosphate) et le collecteur de courant sous forme de feuilles d’aluminium.
Blue Solutions a déjà mis une première génération de ces batteries tout solide sur le marché des véhicules électriques. Le LI² devra passer à une nouvelle étape sur la base d’une autonomie plus grande que la batterie lithium-ion, d’une recharge optimisée, d’un niveau de recyclabilité plus importante et à un coût plus abordable. La filiale du groupe Bolloré souhaite mettre son module GEN 4 sur le marché de la mobilité entre 2026 et 2030.
Cet article a été publié dans le numéro 2519 de Bref Eco.