Jérémie Cormier (à gauche) et Mathieu Castel, à la tête du premier Pilo, à Lyon.
JFB
Le premier Hostel-Auberge Pilo vient d’ouvrir ses portes sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon, en lieu et place d’un ancien collège. D’autres devraient suivre sur le même concept, en France et en Europe.
Hybride, multiculturel et polyglotte : c'est le concept Pilo d’hébergement entre hôtellerie traditionnelle et auberge de jeunesse. Aucune clientèle n'est oubliée, depuis les bagpackers jusqu’aux hommes d’affaires, en passant par la clientèle familiale et les city-breakers. Son univers colle à toutes les cibles.
L’offre d’hébergement (200 lits) se décline en 45 chambres et dortoirs d’une capacité de 2 à 18 personnes, inspirés pour certains par les lits-capsules japonais que l’on commence à trouver dans les aéroports. La tarification évolue entre 20 euros et 99 euros.
L’offre de restauration est d’ambiance bistrot, ouverte à la clientèle extérieure. Elle propose sept jours sur sept des plats simples et accessibles, à consommer sur place ou à emporter. Capacité du lieu : 160 couverts dont une trentaine en terrasse, avec un bar et une ambiance bistrot favorisant la convivialité. Une cuisine partagée, avec des espaces disponibles en mezzanine pour du télétravail, complètent les services. Une salle de séminaire peut accueillir 16 personnes à partir de 250 euros la demi-journée. Et les espaces (restaurant, terrasse, mezzanine…) sont privatisables pour des événements de taille plus importante.
Un investissement de 3 millions d’euros
Mathieu Castel et Jérémie Cormier sont les deux co-fondateurs du concept Pilo. Après un tour d’horizon international du secteur hôtelier et avec leur partenaire financier Biography Group, ils ont choisi Lyon pour investir trois millions d’euros (dont 210 000 euros de subvention de la Métropole et du Conseil régional) en aménagement, décoration, équipement… sur cette propriété de 2 500 m² de la Métropole de Lyon confiée à la SACVL pour un bail de 60 ans. Pilo emploie une quarantaine de salariés à temps complet et sans coupure. Pour sa première année d’exploitation, Jérémie Cormier vise un taux d’occupation entre 75 et 80 %, avec un prix moyen de 75 euros par lit.
Pilo poursuit d’autres projets sur ce modèle d’aménagement de lieux patrimoniaux (anciens hôpitaux, casernes, gares…). Un établissement similaire devrait ouvrir à Tours l’année prochaine, avant Paris. Puis sont évoquées les villes de Berlin, Bruxelles, Londres et Lisbonne.