Claire Bory de Life Medical Control, présente le NeuroCoach.
La start-up ligérienne Life Medical Control a créé un petit boîtier permettant de détecter le risque d'AVC. En attendant son remboursement, elle a imaginé une palette de services autour de sa technologie.
Trois facteurs de risques principaux, souvent asymptomatiques, peuvent engendrer un AVC (accident vasculaire cérébral) : des troubles cardiaques, l’apnée du sommeil et une dérégulation du système nerveux autonome (SNA). « Les recherches menées depuis 2007 par des cardiologues du CHU de Saint-Etienne ont permis de mettre au point un boîtier pour mesurer ces facteurs de risque et mieux prévenir les AVC, explique Claire Bory, chef de projet NeuroCoach, au sein de la TPE Life Medical Control, dirigée par son père Noël Bory, qui a finalisé le dispositif. Sorti des laboratoires de l’université, le NeuroCoach est un petit boîtier simple d’utilisation avec des électrodes à brancher dans la transverse du cœur pour enregistrer des données cardiaques pendant quelques secondes. » Les informations collectées sont analysées par un médecin ou un cardiologue et permettent de détecter les risques d’AVC. Le dispositif médical n’a pas encore obtenu le remboursement, ce qui freine son utilisation par des médecins, « alors qu’ils sont demandeurs de la solution », assure Claire Bory.
Ateliers de sensibilisation
En attendant l’issue de cette phase réglementaire, Life Medical Control a imaginé une palette de services autour de sa technologie. « Notre site internet propose des kits pour les particuliers, à faire chez soi, avec des résultats analysés par nos experts. Le dispositif médical est d’ailleurs soutenu par la société d’assurance d’une grande banque mutualiste qui donne accès à ce test à domicile à ses assurés. Depuis 2020, j’ai par ailleurs bâti un Atelier de sensibilisation à l’AVC, en entreprise. Durant 1h30, nous évoquons les facteurs de risque et surtout les informations sur ce qu’est réellement l’AVC. Les participants ont ensuite accès au test », explique Claire Bory. L’entreprise de deux salariés, épaulée par un comité scientifique composé de médecins et de chercheurs et de la société NBA Techno, créée par Noël Bory, qui l’héberge et fabrique le boîtier, à Saint-Jean-Bonnefonds, se développe sur fonds propres. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 100 000 euros en 2022. « Nous souhaitons garder notre autonomie, sans, pour le moment, faire appel à des fonds. Alors c’est un peu plus long… », assure Claire Bory.
Cet article a été publié dans le numéro 2535 de Bref Eco.