Tunnel Euralpin Lyon-Turin (Telt), la société franco-italienne maître d’ouvrage de la construction du tunnel transfrontalier, a organisé une opération de recrutement au siège de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec Pôle Emploi, pour faire face aux besoins du chantier.
Alors que près de 32 kilomètres de tunnel sont creusés en ce milieu du mois de mars, sur un total de 57,5 kilomètres, les tensions sur le marché du travail rendent difficiles les recrutements, particulièrement dans les départements savoyards proches du plein-emploi. « Il s’agit aussi de ne pas dépouiller les entreprises déjà contraintes par le marché du travail dans ces zones », explique Christophe Geourjon, président de la Commission Économie au conseil régional.
Plus de 600 emplois proposés par 300 entreprises
Au total, sur les 3 000 salariés qui sont ou vont être nécessaires pour ce chantier côté français, ce sont entre 600 et 700 emplois qui restent à couvrir.
Durant la journée de recrutement, ce 14 mars, plus de 200 candidatures en « job dating » se sont manifestées auprès des 25 entreprises présentes autour de Telt à l’Hôtel de Région. « 60 % des entreprises impliquées dans ce colossal chantier sont des entreprises régionales », précise Christophe Geourjon. Elles représentaient 48 métiers du BTP, de la sous-traitance ou des services (conducteurs d’engins, maçons coffreurs, électriciens, mécaniciens, soudeurs, chefs d’équipe…).
Le rapport du COI toujours en attente
Par ailleurs, le chantier du Lyon-Turin reste dans l’attente d’une décision sur ses voies d’accès côté français. À la date du 14 mars, le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI), dont les préconisations ont généré beaucoup de réactions négatives, n’était toujours pas arrivé à la Préfecture de Région.