Le siège de Somfy, à Cluses.
Claude Thomas
Acteur majeur des ouvertures et fermeture du bâtiment et de la maison connectée, Somfy affiche un chiffre d’affaires 2025 de 1,538 milliard d'euros en hausse de 1,5 % mais sa profitabilité est fragilisée par le ralentissement de la construction. Des postes sont menacés.
La dynamique des services (+7,9 %) et des produits solaires permet à Somfy de compenser une situation contrastée sur ses activités traditionnelles et de boucler son exercice 2025 sur un chiffre d’affaires en hausse de 1,5 % à 1,538 milliard d’euros.
Cette croissance modérée est liée à une construction résidentielle au plus bas, un attentisme toujours marqué des transactions immobilières et de la rénovation et une relative stabilisation de l’activité non résidentielle. L’ensemble des zones géographiques où le spécialiste haut-savoyard des ouvertures et fermeture du bâtiment et de la maison connectée opère est concerné par ces difficultés. « Dans cet environnement et malgré la croissance modérée du chiffre d’affaires, la profitabilité du groupe reste sous tension avec un Ebitda - l’indicateur de performance opérationnelle - qui recule de 2,6 % comparé à 2024 », indique-t-il dans un communiqué.
Poursuite de la feuille de route
Dans ce contexte, Somfy a poursuivi le déploiement de sa feuille de route en 2025 : déploiement du nouvel ERP en France et poursuite des efforts d’innovation en lien avec les enjeux d’adaptation des logements au changement climatique avec la gamme Amy io.
En 2025, l’évolution des indicateurs extra-financiers est globalement alignée avec la feuille de route définie. Notamment, 85 % des produits vendus à la marque ont suivi une démarche d'écoconception, et les émissions de gaz à effet de serre liées aux opérations du groupe (Scopes 1 et 2) ont diminué de 42 % depuis 2019.
Des suppressions de postes annoncées
L'industriel a également lancé son plan stratégique visant à retrouver une trajectoire de croissance durable et rentable au travers d’un plan de réorganisation annoncé le 29 janvier 2026 et actuellement en discussion avec les partenaires sociaux. Ce plan envisage la suppression de 550 postes dans le monde sur un effectif total de 6 500 dont 350 en Haute-Savoie.