Jérôme Brossat, Pdg d’Electro Calorique Groupe, reste attentif à la croissance externe pour garder « la valeur ajoutée de ses produits en France ».
Créé il y a plus de cent ans à Lyon, l’industriel Electro Calorique Groupe s’est spécialisé il y a une quarantaine d’années dans la fabrication de chariots de service pour la distribution des repas en milieu hospitalier. Il innove maintenant en proposant aux collectivités de payer au repas réchauffé.
Chaque année, ce ne sont pas moins de 3 000 à 3 500 chariots qui sortent de ses trois sites de production à Pusignan, Châteldon (Puy-de-Dôme) et Saint-Phal (Aube). L’ensemble emploie 180 personnes pour un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, « en croissance de 10 % en moyenne chaque année », annonce Jérôme Brossat, Pdg de l’entreprise qu’il a rachetée à son père en 2011, après y avoir travaillé pendant six ans.
Trois nouvelles filiales internationales
Si Electro Calorique fabrique exclusivement en France, son marché, lui, est clairement international, la moitié de ses ventes étant réalisée à l’export. « Nous sommes présents dans une vingtaine de pays », précise Jérôme Brossat qui travaille avec des distributeurs mais également en direct. Il possède une filiale commerciale en Allemagne depuis trente ans et vient d’en ouvrir trois nouvelles en Espagne, au Portugal et au Canada. « Cette année, nous aimerions développer des partenariats en Europe du Nord », ambitionne le dirigeant qui mise également sur l’innovation.
Un nouveau business model inspiré du marché des photocopieurs
Mais face aux budgets de plus en plus contraints de ses clients, il a constaté que ses dernières innovations, plus chères, ont du mal à trouver leur marché. Il a alors réfléchi à une nouvelle façon de vendre ses produits tout « en gardant la valeur ajoutée en France ». L’entreprise a ainsi lancé un nouveau business model reposant sur la mise à disposition de ses chariots de service du repas, à l’instar des photocopieuses. Les clients ne sont plus propriétaires des chariots et ne paient qu’au repas réchauffé, « ce qui engendre de conséquentes économies de coût et d’énergie ». Une première mondiale sur le marché présentée lors du dernier Sirha de Lyon. « Une plateforme internet a été développée pour suivre l’état du parc et faire de la maintenance prédictive ». Sur l’exercice en cours, Jérôme Brossat espère mettre à disposition une centaine de chariots connectés, en France pour le moment.
Cet article a été publié dans le numéro 2530 de Bref Eco.