Emmanuelle Durand et Vincent Anglade prendront en avril la tête des Nuits de Fourvière pour préparer le festival 2024
F. Roux
Tous deux issus de l’univers musical, Emmanuelle Durand et Vincent Anglade prennent la tête des Nuits de Fourvière, en remplacement de Dominique Delorme qui a contribué à leur transformation depuis 2003. Un duo en lieu d’un solo… Tel est le choix de la Métropole de Lyon.
Emmanuelle Durand et Vincent Anglade prendront en avril la tête des Nuits de Fourvière pour préparer le festival 2024. S’ils sont tous les deux issus d’institutions à vocation musicale, les deux nouveaux directeurs présentent un profil très complémentaire et très « ouvert » à la démocratisation des pratiques et des publics et à la pluridisciplinarité.
Les arts en la cité
Emmanuelle Durand, secrétaire générale de l’auditorium-orchestre national de Lyon depuis 2016, avait codirigé en 2010 le lancement du projet Démos, un dispositif d’éducation musicale et orchestrale, s’adressant à des enfants de Quartiers en Politique de la Ville ou de zones rurales, créé par la Philharmonie de Paris (et qui compte une vingtaine d’orchestres en France). La Philharmonie dont Vincent Anglade est responsable depuis 2004 des musiques actuelles et de projets pluridisciplinaires, dirigeant le festival Jazz à la Villette et le festival pop Days off qu’il a créé. « Nous espérons que la nouvelle direction s’appuiera sur les acquis extraordinaires des Nuits, relève Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon. Nous souhaitons aussi qu’elle renforce la coopération avec les acteurs culturels du territoire, mène des actions pour élargir encore le public et valorise le lien avec le patrimoine antique et avec le musée Lugdunum ».
Veiller sur l’héritage
Les deux nouveaux directeurs, qui ont déjà travaillé ensemble, ne révèlent encore rien de leur première thématique ou d’une pré-programmation. Mais ils assurent « veiller sur l’héritage » et espèrent « porter au même niveau d’exigence les enjeux artistiques et sociétaux », ajoute Emmanuelle Durand. Ils peuvent aussi s’appuyer sur un festival qui a retrouvé la santé en 2022, avec 153 000 spectateurs, un budget de 12,5 millions d’euros, dont une confortable subvention de 3,3 millions d’euros, la plus importante versée à un acteur culturel par la Métropole, juste après le Musée des Confluences.
Cet article a été publié dans le numéro 2523 de Bref Eco.