L’ancienne friche du Clos Saint-Vincent sera transformée en logements d’ici 2024.
G.G.-I.
Il fut tour à tour papeterie, usine pharmaceutique, menuiserie… et même atelier de fabrication de pneus Michelin. Le Clos Saint-Vincent, situé à l’entrée de Blanzat, tout près de Clermont-Ferrand, va renaître de ses cendres. Sous forme de logements.
Cette ancienne friche industrielle du XIXe siècle, abandonnée depuis une trentaine d’années, a été rachetée par Auvergne Habitat en 2019. Ce site emblématique chargé d’histoire, d’une surface de 13 000 m², laissera place d’ici fin 2024 à 78 logements. Un chantier délicat, d’un coût global de 17,1 millions d’euros.
« Ce chantier s’inscrit pleinement dans les objectifs assignés par la loi Climat et Résilience de 2021, notamment sur l’enjeu du zéro artificialisation nette », décrypte Philippe Bayssade, directeur général d’Auvergne Habitat. II a bénéficié de l’aide financière de l’ensemble des acteurs locaux et plus particulièrement du « fonds friches » du Plan de relance qui a constitué un soutien décisif.
Production d’électricité hydraulique
Ainsi, l’ensemble des logements seront réalisés sans artificialisation supplémentaire des sols. « Nous allons même revégétaliser 9 % de l’espace », assure-t-on chez Auvergne Habitat. « Le choix de conserver une partie des bâtiments et de les transformer en logements ou en parkings permettra également de réduire l’empreinte carbone du chantier », ajoute le bailleur social qui veut faire de ce chantier un projet environnemental exemplaire. La garantie de la dépollution du site et la gestion appropriée des déchets de démolition font également partie du programme.
Autre originalité de ce chantier : la création, sur place, d’une unité de production d’électricité à partir d’une centrale hydraulique construite en amont d’un ruisseau qui alimentait auparavant la papeterie. « Les turbines vont permettre de fournir l’électricité de onze appartements à l’année », poursuit Philippe Bayssade. À terme, Auvergne Habitat livrera 25 appartements en réhabilitation, 12 pavillons et intermédiaires et 41 appartements neufs.
Cet article a été publié dans le numéro 2533 de Bref Eco.