Comme avec l’hôtel Edmond W des Brotteaux, SGBO entend singulariser son établissement de Montchat et propose une ambiance « Maison de famille » pour son boutique hôtel Maison Lacassagne.
DR SGBO
Progressivement, un nouveau groupe hôtelier familial émerge à Lyon à l’instar des Aubergistes lyonnais (trois établissements), de Dalofi (six établissements) ou, dans une autre mesure, de Sogepar (26 hôtels). SGBO ouvre son troisième établissement, l'Hôtel-Maison Lacassagne.
SGBO, qui était autrefois le nom du cabinet d’avocats d’affaires de Bruno Patou, est devenu une holding quand ce dernier a changé d’activité et a racheté l’hôtel Kyriad Bron Eurexpo « Le cottage » en 2013. Sa fille, Sabine Dall’Ava, a pris la direction de ce premier établissement pendant cinq ans, avant que la société ne rachète un deuxième hôtel et qu’elle devienne directrice générale de la nouvelle structure. Ce deuxième hôtel, c’est l’hôtel Edmond W aux Brotteaux, à Lyon. Il s’agissait auparavant du Tim Hôtel, que SGBO a lourdement réhabilité pour en faire un 3 étoiles en 2018.
Et puis, il y a peu, SGBO a ouvert son troisième établissement lyonnais dans le quartier de Montchat. Même opération : Bruno Patou et Sabine Dall’Ava ont racheté un 2 étoiles vieillissant puis ont financé 2 millions d’euros de travaux pour en faire un 4 étoiles au goût particulier, loin de l’ambiance uniformisée des chaînes hôtelières. « La façade ressemble à une maison, aussi l’avons-nous appelé Hôtel-Maison Lacassagne », explique Sabine Dall’Ava qui revendique une déco « maison de famille » pour cet établissement de 43 chambres.
Recherche d’opportunités
En 2022, les deux premiers hôtels ont généré 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Le premier trimestre a été compliqué mais ensuite, nous avons surperformé par rapport à 2019. Nous avons aussi rehaussé nos tarifs, ce qui nous a permis au final de maintenir le chiffre d’affaires. Le taux d’occupation est maintenant très bon, en tourisme comme en affaires », commente-t-elle. Le nouvel hôtel devrait quant à lui générer 1 million d’euros annuel « quand la clientèle sera faite ».
SGBO, qui emploie maintenant 28 personnes, commercialise ses chambres via ses sites web, des plateformes de types Booking et des plateformes BtoB. Elle recherche d’ores et déjà d’autres établissements de 35‑70 chambres à racheter pour les réhabiliter, sur « un marché d’hôtels atypiques et confidentiels ». Une recherche qui ne se concentre pas uniquement sur Lyon mais également sur le bassin annécien.
Cet article a été publié dans le numéro 2528 de Bref Eco.