L’équipe du CampX Lyon représente tous les métiers de Renault Trucks : bureau d’études, finances, production...
DR Renault Trucks
Après Göteborg en Suède, Bengalore en Inde, et Greensboro aux États-Unis, c’est au tour de Lyon, et plus précisément Saint-Priest, d’accueillir un CampX. Cette « fabrique de partenariats » a été imaginée par le constructeur Volvo afin d’accélérer l’innovation technologique et commerciale, en mettant en relation les équipes internes de ses différents sites avec des partenaires externes, principalement des start-up.
Lancé en 2019, le concept du CampX a déjà permis à plus de 50 start-up à travers le monde de collaborer avec le groupe Volvo. À Saint-Priest, sur le site Renault Trucks (groupe Volvo), l’équipe de CampX Lyon, placée sous la houlette de Marc Bourgeois, est en ordre de marche depuis quelques mois déjà. Elle est composée d’une douzaine de personnes « qui représentent tous les métiers de Renault Trucks, explique Marc Bourgeois. La production, le département moteur, l’après-vente, le bureau d’études, mais aussi les finances, le digital… L’idée est vraiment d’assurer la perméabilité entre les services ». Concrètement, les collaborateurs Renault Trucks sont invités à venir échanger avec les équipes de CampX autour d’une problématique bien précise : « À nous de dénicher rapidement la start-up qui pourra les aider à résoudre leur problème », ajoute Marc Bourgeois, le tout « dans une relation de confiance ». Car, comme il l’admet, « il n’est pas toujours simple pour une start-up de collaborer avec un grand groupe, notamment en ce qui concerne la propriété intellectuelle. Nous ne voulons plus être vus comme le grand méchant loup. C’est pour cela que nous signons avec elles des contrats de partenariat gagnant-gagnant pour bien définir le rôle de chacun. Sachant que l’objectif final est tout de même d’amener l’innovation sur le marché, via, pourquoi pas, des spin-off. »
Déjà sept start-up accompagnées
À ce jour, sept contrats de partenariat ont déjà été signés par le CampX Lyon : « Nous leur mettons à disposition nos équipes, mais également des moyens, comme des camions. Nous pouvons également les accompagner dans leurs recherches de fonds publics », ajoute Marc Bourgeois qui entend collaborer également avec l’écosystème innovation de la région lyonnaise. Ses représentants (Hub612, Axandus, Cara, Waoup, Iriig, Kreaxi, The French Poc…) étaient d’ailleurs tous présents il y a deux semaines lors de l’inauguration du CampX qui a mis en lumière deux start-up déjà accompagnées. « L’un des cas d’utilisation sur lesquels nous travaillons a pour ambition de réduire de manière drastique le temps d’immobilisation des camions lié à des problèmes de faisceaux électriques », explique Marc Bourgeois. Pour cela, CampX collabore avec la start-up allemande Novorizon, créée par un Français, qui réussit, grâce à un boîtier qu’elle a développé, à tester les faisceaux électriques en conditions réelles pour trouver la panne… Un sacré gain de temps quand on sait qu’il y a 2,5 kilomètres de faisceaux sur un camion ! Novorizon travaille également sur une application de reconnaissance des pièces : « Nous allons mettre en place un pilote auprès de cinq de nos concessionnaires pour tester ces innovations », explique une responsable SAV de Renault Trucks.
Diminuer le nombre de packs de batteries sur un camion électrique
Une illustration concrète de l’accélérateur que veut être CampX qui collabore également avec une start-up de Cassis, K-Motors, pour diminuer le nombre de packs de batteries sur un camion électrique, tout en augmentant sa puissance, grâce à un supercondensateur. Une innovation qui pourrait être utile par exemple aux camions bennes à ordures ménagères qui n’ont pas nécessairement besoin de beaucoup d’autonomie, mais plutôt de puissance, au moment de soulever les poubelles…
Cet article a été publié dans le numéro 2532 de Bref Eco.