Au sein de l’atelier d’emboutissage : Raphaël Michaud, responsable financier et juridique, Thierry Michaud, son père et propriétaire de Precitechnique, et Bruno Dalla Zuanna, responsable commercial.
V.R.
Dans la zone d’activités des Glairons, à Saint-Martin-d’Hères, Precitechnique confirme année après année sa place de leader sur le marché de la parfumerie. Plus exactement sur un élément essentiel du parfum : la pompe installée sur la tête du flacon.
Avec son partenaire commercial, le groupe américain Aptar, spécialiste mondial des systèmes de distribution de produits cosmétiques et de parfums, la société iséroise dirigée par Thierry Michaud est devenue incontournable sur le processus d’emboutissage des petits éléments en aluminium comme les œillets, les boîtes à transistors et les mécanismes des bouchons actionneurs de pompes.
C’est par centaines de millions que Precitechnique approvisionne en flux continu toutes les grandes marques de parfums à partir de son usine dotée d’un parc de 35 presses. Dans une ambiance et un vacarme dignes des grandes heures de la métallurgie, Precitechnique aura produit en 2022 pas moins de 600 millions de coiffes, 400 millions de coupelles et 220 millions de caches pompes, « une activité en démarrage avec une technologie innovante et des outils spécifiques développés en interne », explique Thierry Michaud.
La question du recrutement
Precitechnique, qui aura terminé l’intégration de l’autre société de Thierry Michaud, DED Production, spécialisée dans les œillets métalliques pour les jantes de vélos, réalisera à la fin de l’exercice 2022 un chiffre d’affaires consolidé de 20,5 millions d’euros. Il était de 14,9 millions en 2021 et il sera a minima de 24 millions en 2025. « Nous sommes capables d’atteindre les 30 millions sans problème ».
La PME, forte de 85 personnes avec son bureau d’études et son pôle d’outilleurs et de contrôleurs, surfe sur l’explosion de la demande en parfums du marché chinois. Elle capitalise sur une expertise et une capacité à toujours proposer le bon produit au point d’avoir mis la concurrence sous cloche. D’ici septembre 2023, trois nouvelles presses auront intégré les ateliers et la nouvelle branche dédiée aux tubes de rouges à lèvres devrait être bien lancée. Reste un problème que Thierry Michaud tente de résoudre, celui du recrutement des futurs outilleurs et contrôleurs de dimension. « C’est aujourd’hui le vrai souci ! »
Cet article a été publié dans le numéro 2521 de Bref Eco.