SAAM-Industries produit 100 000 pièces par an en rotomoulage.
DR SAAM
Précurseur français du rotomoulage depuis 1962, la société SAAM vient de reprendre ANVI Rotomoulage (Aigueperse) et son équipe d’une vingtaine de personnes, développant la même activité. L’association des deux sites industriels, distants d’une quarantaine de kilomètres, devient SAAM-Industries.
Par cet investissement de plus de 1 million d’euros, SAAM gagne un deuxième site avec une usine de 6 000 m² et un parc de quatre machines de rotomoulage permettant la fabrication de moyennes et grandes pièces. Des services transverses sont également créés, pour une meilleure maîtrise du process global, du bureau d’études au transport/logistique. L'ensemble pèse maintenant 5 millions d'euros et emploie 35 personnes.
Valorisation d’un savoir-faire ancien
Le rotomoulage est un procédé ancien qui ne représente que 2 à 5 % de la fabrication des pièces plastiques dans le monde et une quarantaine d’entreprises en France. De la poudre de plastique est déposée dans un moule chaud, que l’on fait tourner à 360°. La matière fondue se dépose dans le moule, pour une pièce plastique qui prend pleinement l’empreinte du moule et des pièces fines à détails, de 500 gr à 500 kg. « Poubelles, containers à eau, canoés, pédalos… Les applications sont très variées et parmi nos 300 clients, aucun ne fait la même chose. Sur le prix de revient d’une pièce, les heures et le savoir-faire des artisans représentent la plus grande part », explique Marc Toriani, le codirigeant qui a repris SAAM fin 2022 avec Didier Eyermann.
Ce rachat va permettre de fabriquer des pièces de taille supérieure, de diversifier les projets et d’apporter une plus grande flexibilité aux plannings de production. Les dirigeants annoncent maintenir les investissements décidés sur le site de Saint-Eloy-les-Mines : augmentation des capacités logistiques, amélioration des différents postes de finition pour une diminution du taux de non-conformité.
SAAM Industries vient également de recevoir le label MORE attestant de la qualité de son processus de recyclage. « Les prochains objectifs sont de doubler la capacité de production et les ventes, mais aussi d’utiliser 50 % de matières recyclées d’ici trois ans ».
Cet article a été publié dans le numéro 2527 de Bref Eco.