Mathieu Charvériat, Pdg de THX Pharma, et Nicolas Coudurier, DG de Biocodex, ont signé un accord stratégique.
Biocodex
THX Pharma (ex-Theranexus) vient de vendre deux licences au laboratoire français Biocodex concernant deux candidats médicaments pour le traitement de trois pathologies neurologiques et pédiatriques rares. Un accord stratégique qui va permettre à la biotech lyonnaise de percevoir jusqu’à 173 millions d’euros et ainsi poursuivre sereinement ses recherches et essais cliniques.
Bonne nouvelle pour THX Pharma (ex-Theranexus). La biotech lyonnaise, créée en 2013 par Mathieu Charvériat et Franck Mouthon, vient de vendre deux licences à Biocodex, laboratoire pharmaceutique français indépendant (CA 2024 : 502 M€ ; 1 800 pers.). La première concerne le développement et la commercialisation de Batten 1, candidat médicament qui vise à ralentir la maladie de Batten. Cette maladie neurologique, qui entraîne cécité et déclin des fonctions cognitives et motrices, concerne 2 000 enfants dans le monde. L’espérance de vie est de 18 à 25 ans.
La seconde licence a trait au développement et à l’exploitation commerciale de TX01 aux Etats-Unis et au Canada. TX01 est une nouvelle formulation de molécule visant à freiner deux autres pathologies neurologiques pédiatriques : la maladie de Gaucher et la maladie de de Niemann-Pick de type C. « En 2024, nous avons déjà cédé à la société espagnole Exoltis la licence pour l’Europe et l’Amérique latine », explique Mathieu Charvériat, Pdg de THX Pharma.
Le français Biocodex préféré à deux autres laboratoires américains
Aujourd'hui, le choix de Biocodex ne doit rien au hasard. « Deux autres laboratoires américains s’étaient positionnés. Si nous avons choisi Biocodex, ce n’est pas parce qu’il est français, même si nous sommes fiers de participer à la souveraineté nationale, mais parce qu’il dispose d’une expertise forte dans les maladies rares. De plus, c’est une structure qui place le patient au centre de ses réflexions », affirme Mathieu Charvériat.
Cet accord avec Biocodex intervient après une levée de fonds de près de 8 millions d’euros auprès de petits porteurs et de fonds d’investissement (THX Pharma est cotée sur marché Euronext Growth, à Paris) menée fin 2025. Il offre une grande bouffée d’oxygène à la biotech qui va percevoir, en tout, 173 millions d’euros de la part de Biocodex : 12 millions d’euros dès la signature et 161 millions d’euros de paiement au fil des étapes de développement. Lorsque le médicament sera commercialisé, Biocodex rétrocèdera une commission à THX Pharma. En plus du financement de ces deux licences, Biocodex va financer l’essai de phase 3 de Batten 1.
Le développement d'une plateforme de R&D
Libéré de l’incertitude financière, THX Pharma peut poursuivre sereinement un autre de ses projets : le développement d’une plateforme R&D sur l’oligonucléotide antisens, un fragment d’ADN qui présente les mêmes avantages que la thérapie génique, sans son irréversibilité. Une piste explorée pour traiter deux types de pathologie : la maladie lysosomale et le glioblastome, une tumeur cérébrale maligne. Mais Mathieu Charvériat prévient : il n’y a, pour l’heure, pas d’horizon d’entrée en essai clinique. Ce projet, intitulé « PickASO », est porté avec Diverchim et l’Inserm. Il a bénéficié, en avril 2024, d’un financement de 4,7 millions d’euros de Bpifrance, au titre de France 2030.
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