Anne Grosperrin, vice-présidente au cycle de l'eau de la Métropole de Lyon et présidente d'Eau publique du Grand Lyon; Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon; et Christophe Lime, président du réseau France Eau Publique.
Léo Olivieri
Annoncé en 2020, le passage du service de l'eau potable de la Métropole de Lyon en régie publique doit s'effectuer le 1er janvier 2023. La collectivité rejoint ses pairs ayant déjà entrepris la démarche (Grenoble, Montpellier, Paris, Rennes, Nice et bientôt Bordeaux) dans une association qui a réuni ses membres les 25 et 26 octobre à l'Hôtel de la Métropole de Lyon.
Lors de ces deux journées, ont eu lieu des ateliers et des visites de terrain. L'occasion pour la Métropole de présenter aux autres collectivités sa démarche prospective « EauFuture ». Celle-ci visait à mobiliser le grand public et les associations autour des questions liées à l'eau : préservation de la qualité et de la quantité, notamment dans un contexte de réchauffement climatique. Près de 72 animations ont été conduites entre mars et juillet 2022, touchant 1.100 habitants.
« Nous sommes très heureux de compter désormais Lyon Métropole parmi nos membres », assure Christophe Lime, président du réseau France Eau Publique au sein de la FNCCR (*), et vice-président de Grand Besançon Métropole. « Cette assemblée générale nous permet de découvrir de l'intérieur des démarches particulièrement innovantes et de nous inspirer mutuellement, tant en matière de ville perméable que de prospective et d'anticipation. En partageant nos expertises, nous favorisons l'implication des parties prenantes et construisons ensemble le futur de l'eau dans les territoires, ce bien commun que nous nous devons de laisser en quantité et qualité suffisante à nos enfants et nos petits-enfants ».
350 agents travailleront pour la nouvelle régie publique
Un autre enjeu du passage en gestion directe concerne la place du citoyen au regard du bien commun. En ce sens, quatre des vingt membres du nouveau conseil d'administration doivent être des usagers. « Il y a un vrai réseau de solidarité mis en place, explique Anne Grosperrin, vice-présidente au cycle de l'eau de la Métropole de Lyon et présidente d'Eau Publique du Grand Lyon. Nous avons beaucoup de choses à faire ensemble pour l'avenir comme le développement de la recherche et de l'innovation, prendre en compte les perspectives pour les salariés des services publics de l'eau en termes de formation, de progression de carrière, mais aussi sensibiliser les autres collectivités ». La nouvelle régie comptera dans ses rangs 350 agents, dont tous les salariés de Véolia - le prestataire privé actuel - et de nouveaux agents métropolitains.
(*) Fédération Nationale des Collectivité Concédantes et Régies