© Gil Lebois
Premier producteur français d’électricité 100 % renouvelable, CNR (Compagnie Nationale du Rhône) a toujours placé l’innovation au cœur de ses missions de concessionnaire du fleuve Rhône et d’énergéticien. Les projets de recherche, innovation et développement (RID) menés avec ses partenaires explorent des techniques et technologies novatrices pour répondre aux défis du changement climatique, de l’électrification des usages ou de la résilience de l’activité agricole en vallée du Rhône. Avec un dénominateur commun pour l’ensemble des projets : sortir du laboratoire, pour tester et améliorer des installations pilotes sur le terrain.
Après avoir construit un démonstrateur d’agrivoltaïsme dynamique avec le campus AgriLyon Vert de Lyon-Dardilly-Ecully, puis le premier prototype français de production d’énergie osmotique dans le delta du Rhône avec Sweetch Energy, CNR poursuit son travail précurseur sur le photovoltaïque linéaire. Dans le prolongement du parc linéaire bifacial vertical de 350 mètres testé depuis 2021 à Sablons en Isère sur une digue du Rhône, CNR relève désormais le défi du linéaire longue distance. Le concessionnaire du Rhône s’est entouré d’un consortium d’entreprises et d’instituts de recherche français (Nexans, Schneider Electric, SNCF, SuperGrid Institute) pour construire un nouveau parc photovoltaïque linéaire expérimental dans le Vaucluse. Depuis l’été 2025, ce parc longiligne composé d’ombrières solaires recouvre sur près d’un kilomètre la « ViaRhôna », la véloroute qui longe le Rhône.
Baptisé « OPHELIA », ce projet répond à 3 défis incontournables de la filière solaire : la raréfaction du foncier disponible, la conciliation des usages et la collecte d’électricité produite sur des longues distances. La nouveauté réside dans une architecture électrique novatrice en courant continu moyenne tension (MVDC) qui permettrait, à terme, de convertir des digues, des routes, des voies ferrées ou des pistes cyclables en de puissants corridors photovoltaïques. Le courant continu permettant de réduire les pertes d’énergie dans le transport de l’électricité sur de grandes longueurs.

Le potentiel est immense. En France, les axes fluviaux, routiers, ferroviaires ou cyclables qui pourraient techniquement être équipés de parcs solaires linéaires représentent un gisement énergétique de 40 gigawatts-crète. Une puissance qui permettrait de couvrir près de 10 % de la consommation électrique annuelle du pays. Mais ce n’est pas tout : 85 % des composants de cette infrastructure (câbles, appareillages électriques, structures métalliques) sont conçus, développés et pourraient être fabriqués en France, préfigurant ainsi une véritable filière industrielle française du photovoltaïque en courant continu.
CONTACT :
f.storck@cnr.tm.fr – 06 72 37 02 27
CNR – 2 rue André Bonin, 69004 Lyon – www.cnr.tm.fr