Le réseau ferroviaire transfrontalier Léman Express va enregistrer de nouveaux développements pour coller à la fréquentation plus importante que prévu, tant du côté suisse que du côté français.
La charte « Grand Genève en transition » associant la Métropole de Genève et sept autres collectivités (1) de cette zone transfrontalière, a finalement été parafée jeudi 26 janvier. Intégrée au programme de coopération européen Interreg France-Suisse, elle précise la vision des partenaires en matière environnementale. Dans le cadre des mobilités, la Région Auvergne-Rhône-Alpes en a profité pour annoncer le lancement d'études, dès cette année, en vue d’un prolongement du réseau Léman Express, côté français.
Déjà une saturation par moments
Les concepteurs du Léman Express, ouvert en décembre 2019, tablaient sur une fréquentation quotidienne de 50 000 passagers. « Aujourd’hui, nous en sommes à 60 000, avec un taux de régularité de 96 % », se réjouit Patrice Dunand, conseiller régional. Parallèlement, sur la zone concernée, le trafic routier a reculé de 12 %. Christian Dupessey, président du pôle métropolitain du Genevois français, renchérit en avançant même le chiffre de 70 000 passagers par jour « avec des phénomènes de saturation qui, à certains moments, sont dignes du RER francilien ».
Vers un prolongement de Valserhône à Culoz
Pour cette raison, le réseau va s’élargir. Exploité par Lemanis, une société associant SNCF (France) et CFF (Suisse), le Léman Express compte 45 gares sur 235 kilomètres et six lignes de part et d’autre de la frontière. La Région Auvergne-Rhône-Alpes va engager rapidement des études pour le prolonger de Valserhône (ex-Bellegarde) jusqu’à Culoz, soit une quarantaine de kilomètres supplémentaires. Du côté suisse, CFF s’apprêterait à commander quinze rames supplémentaires, vraisemblablement des Regiolis.
(1) Grand Genève, Canton de Vaud, Pôle métropolitain du genevois français, Région de Nyon, Région Auvergne-Rhône-Alpes, Départements de l'Ain, de la Haute-Savoie et de la Savoie.