Bel Air Camp accueille dans ses trois tiers-lieux business 88 entreprises, représentant 500 collaborateurs.
Sophie Duarte
Déjà présent dans l’agglomération lyonnaise à travers trois implantations (Bel Air Business et Bel Air Industry à Villeurbanne ; Bel Air Center dans la tour Oxygène à la Part-Dieu), le réseau de tiers-lieux collaboratifs Bel Air Camp prépare l’ouverture de deux nouveaux sites : Bel Air School et Bel Air Textile.
Le réseau de tiers-lieux collaboratifs Bel Air va s'enrichir de deux nouvelles implantations. Bel Air School ouvrira en mai 2023. Il est le fruit d’un partenariat avec trois organismes de formation - Human Booster, Rocket School et La Solive - déjà installés au sein de Bel Air Business : « Ils avaient besoin de place supplémentaire pour accueillir leurs stagiaires, mais avec un taux de remplissage de 95 % à Bel Air Business, on ne pouvait pas répondre à leur demande, explique Pauline Siché-Dalibard, CEO du groupe. Il était impensable de les laisser partir. Nous avons donc coconstruit avec eux la Bel Air School ».
Sur 2 000 m² (3 000 m² à terme), le site mutualisera des salles de formation pour accueillir 200 personnes simultanément, l’objectif étant de l’ouvrir à d’autres organismes recherchant un lieu flexible et accessible. « La première valeur de Bel Air Camp étant la communauté, l’objectif de la Bel Air School est également d’être un vivier de candidats pour nos 88 membres », ajoute Pauline Siché-Dalibard.
Un projet partenarial dans le textile
Le 5e tiers-lieu, Bel Air Textile, ouvrira quant à lui au Carré de Soie, en janvier 2024, dans une ancienne usine réhabilitée par le promoteur lyonnais DCB International*. « Ce projet est le fruit d’une rencontre avec l’entrepreneur Jérémy Compagnat, à la tête de plusieurs sociétés de textile dont SuperPictor et Crafter. Il était contacté par des start-up du textile qui cherchaient des machines ». Bel Air Textile, qui associera également la CCI Lyon au sein d’une nouvelle entité juridique dédiée, se veut « un accélérateur textile et un lieu repère pour la filière » avec des espaces privatifs dotés de petits ateliers, mais également des prestations de services intellectuels. « Nous travaillons également sur un fablab à destination des artisans », précise Pauline Siché-Dalibard.
Bel Air Textile s’étendra sur 2 800 m². En attendant son ouverture, un « prototype » du lieu sera expérimenté sur 600 m² pour « commencer à faire travailler ensemble les acteurs de l’écosystème ».
* Didier Caudard-Breille, dirigeant de DCB, est par ailleurs actionnaire majoritaire, à titre personnel, de Bel Air Camp.
Cet article a été publié dans le numéro 2529 de Bref Eco.