Louis Stockreisser et Morane Rey-Huet, cofondateurs de Meersens.
La start-up lyonnaise Merseens, qui développe des outils d'analyse des données environnementales, prévoit de lever prochainement 10 millions d'euros.
« Les décideurs sont de plus en plus confrontés à des enjeux d’environnement, de son impact sur la santé des salariés et plus largement sur celle des populations. Or, pour prendre des décisions plus saines, ils doivent mieux le comprendre », explique Morane Rey-Huet, cofondateur de Meersens avec Louis Stockreisser. La start-up, labellisée Deeptech par Bpifrance et Greentech innovation par le ministère de la Transition écologique, agrège un grand nombre de données environnementales produites par des organismes et laboratoires de recherche, publics et privés en France et à l’international, pour créer un outil d’analyse des données grâce à l’intelligence artificielle.
Une levée de fonds en deux temps
Les data concernant la qualité de l’air, le bruit, les rayons UV, les ondes, les conditions météorologiques, l’eau intéressent des acteurs de la smart city comme Veolia, Bouygues, Egis, des industriels évoluant dans ce domaine comme le lyonnais Aldes par exemple ; ainsi que des assureurs pour le volet préventions des risques, ou encore des collectivités comme la Métropole de Lyon sur les sujets d’aménagement urbain.
Les développeurs Meersens déploient une solution basée sur l’intelligence artificielle depuis 2019. Leur phase de R & D a été soutenue par une première levée de fonds de 2,5 millions d’euros. Ses modules sont aujourd’hui commercialisés par abonnement. Un business model récurrent, là où le système s’enrichit et apprend de la data qu’il collecte.
Les premiers commerciaux de Meersens (20 personnes à ce jour) ont été recrutés en décembre 2022. Mais pour déployer sa force commerciale, la start-up envisage une levée de fonds de 10 millions d’euros, « bouclée en deux temps, 3 millions d’euros d’ici fin 2023, puis 7 millions d’euros », selon Morane Rey-Huet. Les enjeux liés à la santé guident les deux dirigeants et leurs salariés : « Nos travaux de recherche se poursuivent avec l’ambition de faire correspondre santé et environnement. Des études montrent que 80 % des maladies chroniques, les maladies mentales, respiratoires et cardiométaboliques, sont liées à des causes environnementales. Notre objectif est de fournir les bonnes informations pour que les lieux de travail et de vie soient des cocons de santé et de bien-être. »
Cet article a été publié dans le numéro 2534 de Bref Eco.