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Jeudi 08 Janvier 2026

Publi-reportage

CCI d’Auvergne-Rhône-Alpes et ADEME - Ensemble pour une croissance durable !

CCI d’Auvergne-Rhône-Alpes et ADEME - Ensemble pour une croissance durable !

La transition écologique se nourrit d’actions concrètes. Pour sa troisième édition, le Défi Anti-gaspi, porté par les CCI d’Auvergne-Rhône-Alpes et l’ADEME, démontre qu’il existe une voie pour combiner performance économique et performance environnementale. Philippe Guérand, Président de la CCI de région, et Franck Dumaitre, directeur régional de l’ADEME, évoquent l’impact de leur partenariat sur l’économie du territoire.

 

Remise des Trophées Anti-gaspi La remise des Trophées Anti-gaspi. De g à d : Corinne Courbon (Tables Zé Komptoir), Caroline Delcher (CCI Cantal), Anne Brunon (CCI Haute-Loire), Katy Casaliggi (CCI Nord Isère), Zoé Brottes (Les Délices du Mézenc), Frédéric Durand (CCI Nord Isère), Jehanne Favier (Les Délices du Mézenc), Jean-Luc Dolleans (CCI Haute-Loire), Marine Velly (Boulangerie Mamie), Franck Dumaitre (ADEME), Philippe Guérand (CCI de région), Laurent Jonnet (Motte Viandes), Hichem Mahboubi (CCI Grenoble), Mireille Savary et Myriam Appercel-Chemarin (Résidence Joseph Forest), Marie-Françoise Eymin (CCI Beaujolais), Pénélope Gontier (CCI Grenoble).

©J.FOTSO / CCIR.

Pourquoi proposer aux entreprises le Défi Anti-gaspi ?

Philippe Guérand : Avec le Défi Anti-gaspi, notre objectif est de sensibiliser les entreprises à l’optimisation des déchets alimentaires et des emballages. Cette année, 23 entreprises ont candidaté au Défi dans les catégories Industrie, Commerce et Restauration. Nos conseillers CCI les ont accompagnés sur un an, avec l’ADEME, dans la réalisation d’un état des lieux, puis la mise en place de solutions écoresponsables.

Franck Dumaitre : Rappelons un chiffre édifiant : 4 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année en France, alors qu’un Français sur dix a du mal à se nourrir. La réduction du gaspillage alimentaire n’est pas seulement un sujet environnemental, c’est aussi un formidable levier pour renforcer la résilience des entreprises, valoriser les filières locales et accompagner les acteurs dans des modèles plus sobres et circulaires.

Le partenariat entre l’ADEME et le réseau des CCI dure depuis 20 ans. Quel sens donnez-vous à vos actions ?

P.G. : Nous sommes des pionniers ! En signant cette convention dans les années 2000, nous étions les seuls en France à porter cette thématique environnementale. En Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau CCI compte 13 CCI territoriales et 1 CCI de région, soit 1 300 collaborateurs et 500 élus en contact permanent avec les entreprises. La transition écologique des entreprises est la 1re des missions que nous a assignées l’État. Nous sommes en proximité, avec une expérience profonde et directe du tissu ; les experts de l’ADEME ont les connaissances et les savoir-faire. Ensemble sur le terrain, nous sommes pleinement efficaces. Nous informons les entreprises, évaluons la situation, concevons des plans de transformation.

Nos actions communes ciblent les TPE et PME. Sur la période 2021-2023, nous avons ainsi accompagné plus de 1 000 entreprises, notamment des industries de moins de 50 salariés et des entreprises du tourisme.

F.D. : Toutes les entreprises sont concernées par la transition écologique. L’union fait la force. Les CCI dialoguent naturellement avec les entreprises. Notre mission est d’apporter les mêmes offres à toutes les entreprises du territoire, par le maillage des CCI. Nous le constatons sur le terrain : les entreprises qui s’engagent sont moins impactées par le turn-over, par exemple. Nous avons besoin, collectivement, d’entreprises qui s’engagent pour accompagner les populations à évoluer vers des modes de consommation plus vertueux.

Quel est l’intérêt de telles opérations pour les entreprises ?

F.D. : L’accompagnement des dirigeants permet de mettre en place des actions concrètes. La transition est une opportunité stratégique ; elle protège nos entreprises, pour aujourd’hui et pour demain. Elles gagnent ainsi des points de marge et se prémunissent de moins de ressources, moins d’eau, de coûts énergétiques qui augmentent… S’engager, c’est aussi rester dans la course de la sous-traitance et continuer à avoir des prêts des banques, de plus en plus exigeantes.

P.G. : Nous démontrons sur le terrain que la performance environnementale nourrit la performance économique, et réciproquement. De plus, cette dimension environnementale est une motivation pour les salariés et renforce les liens avec les fournisseurs et l’écosystème. La croissance économique est une nécessité pour un modèle durable.

Peut-on gagner de l’argent, créer de la richesse, tout en préservant l’environnement ?

P.G. : Oui. D’autant que la prise de conscience des chefs d’entreprise est réelle, et ne date pas d’aujourd’hui. Les chefs d’entreprises sont aussi des citoyens. Ils ont parfaitement conscience des problèmes climatiques et de leurs conséquences, notamment sur la question des ressources.

F.D. L’essentiel pour une entreprise est de ne pas perdre d’argent. Or, se préoccuper des consommables aujourd’hui, c’est ne pas perdre d’argent demain. Des actions concrètes peuvent rapporter tout de suite.

Quels sont les facteurs de réussite ?

P.G. : Un état d’esprit partagé entre le dirigeant et ses équipes. Embarquer tout le monde, c’est aussi embarquer son écosystème, ses fournisseurs, les collectivités, ses clients…

F.D. : Prendre le temps de s’invertir dans la mise en place d’une stratégie. Et le considérer comme un temps profitable, utile, pour un état des lieux, un diagnostic de la situation et un suivi des résultats afin de les valoriser auprès des salariés et des clients.

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