Deux formats de l’Eau de source de Montarcher coexistent, en version plate ou pétillante.
Pixymedia 2021 / Vincent Chambon
Après avoir vendu sa précédente entreprise en 2018, un spécialiste des boissons à base de fruits relance l’embouteillage d’une eau du Forez, à l’arrêt depuis plusieurs années.
Le schéma qui permet la renaissance de l'Eau de source de Montarcher est identique à celui de l’Eau de Sail, à nouveau exploitée depuis la fin de l’année dernière sur le domaine de Sail-les-Bains, dans le nord de la Loire. Mais dans ce cas, c'est Jean-Louis Bissardon, dont l’entreprise éponyme de Saint-Paul-en-Jarez a été reprise par le groupe agroalimentaire lyonnais Solexia, renoue avec l’aventure entrepreneuriale. Il exploite depuis le mois dernier l’autorisation des services de l’État de commercialiser, sous forme plate ou pétillante, l’eau de la source Perle des Roches, à Montarcher. Il a pour cela signé une convention d’exploitation de 30 ans avec cette commune du Haut-Forez d’une soixantaine d’habitants, propriétaire du terrain et des forages situés à plus de 1 100 mètres d’altitude. Il relance ainsi une activité stoppée il y a cinq ans par le groupe cantalien Eureau Sources qui la commercialisait en bonbonnes à destination des fontaines à eau.
Deux millions dans l’outil de production
Outre l’achat du bâtiment et sa rénovation, Jean-Louis Bissardon a investi deux millions d’euros dans une chaîne d’embouteillage très automatisée d’où sortent des bouteilles en verre d’un litre et de 33 cl, avec une capacité de 5 000 unités/heure. Il a pour cela bénéficié de 567 000 euros de subventions publiques, notamment à travers le plan France Relance.
Désireuse de proposer une alternative aux grosses marques tout en étant dans le prix du marché, « Eau de source de Montarcher » se présente comme une des dernières sociétés indépendantes sur un secteur de l’eau en bouteille qui, en France, est très concentré avec trois acteurs majeurs (Danone, Nestlé et Sources Alma).
L’objectif affiché par son dirigeant, qui démarre avec quatre salariés, est de « commercialiser un million de bouteilles par an sur le marché régional de la CHR (café, hôtel, restaurant), des magasins bio et des distributeurs alimentaires ». Jean-Louis Bissardon souligne que son eau de source « très peu minéralisée et avec une faible teneur en sodium, se caractérise par son goût légèrement acide ».
Cet article a été publié dans le numéro 2529 de Bref Eco.