Stanislas de Gramont, directeur général du Groupe Seb.
Jean-Francois Deroubaix
À l'occasion de la publication de ses résultats annuels 2025, le Groupe Seb a dévoilé son « plan Rebond » qui prévoit jusqu'à 2 100 supressions de postes à l'échelle mondiale dont « potentiellement 500 en France » pour le groupe de petits électroménagers.
« Dans un environnement resté complexe, le Groupe Seb enregistre en 2025 une légère croissance organique de ses ventes, mais un repli marqué de sa rentabilité, reflet d’un exercice difficile », explique Stanislas de Gramont, directeur général du Groupe Seb à l'occasion de la publication des résultats 2025. Ainsi, si les ventes annuelles ont atteint les 8,1 milliards d'euros, en légère croissance organique (+ 0,3 % à taux de change et périmètre constant), le Résultat Opérationnel d’Activité, lui, s'affiche à 601 millions d'euros, en baisse de 25 % par rapport à 2024. La marge opérationnelle s’établit ainsi à 7,4 % des ventes, contre 9,7 % l’année précédente.
Une conjonction de facteurs explique le recul de rentabilité
Le groupe explique notamment cette baisse par l’appréciation de l’euro et la volatilité des devises des pays émergents, les effets directs et indirects des droits de douane aux États-Unis, et des investissements en moyens moteurs en 2025 afin d’accompagner une année riche en lancements de produits, avec néanmoins une croissance organique des ventes insuffisante par rapport à ses ambitions...
Retrouver une trajectoire de croissance rentable
Pour « retrouver une trajectoire de croissance rentable », le groupe lance le plan Rebond qui s'articule notamment autour du « développement plus rapide d'innovations produits plus impactantes », de la mise en place de « nouvelles pratiques de digital marketing » afin d'accélérer les ventes en ligne. Le plan Rebond intègre également un programme d’économies ciblées de 200 M€ en rythme de croisière d’ici fin 2027 qui passera par « la réduction des achats indirects, l’amélioration de l’efficacité industrielle et l’optimisation des frais de structure ».
500 postes menacés en France
Surtout, la mise en œuvre de ce projet structurant pourrait conduire à une réduction pouvant aller jusqu’à 2 100 postes à l’échelle mondiale. Pour l’Europe, jusqu’à 1 400 postes seraient concernés dont potentiellement 500 en France, sur la base du volontariat.
Reste désormais à mesurer l’ampleur concrète de ce « plan Rebond » et ses déclinaisons opérationnelles, notamment en France, où l’ouverture des discussions sociales sera déterminante. Le Groupe Seb compte plusieurs sites industriels dans la région (Calor, Tefal, Charvet,..) sans compter son siège d'Ecully.