Biose industrie
Biose Industrie, leader mondial dans le développement et la production de médicaments microbiotiques (LBP), passe sous le contrôle de L-GAM et de l’État. Et prépare un très gros investissement à Aurillac.
Biose Industrie (Aurillac), leader mondial dans la conception et la production de microbiotiques en santé humaine, annonce une importante levée de fonds (dont le montant total n’est pas dévoilé) qui lui permettra de réaliser un investissement majeur de 80 millions d'euros sur quatre ans.
Cet investissement conjoint de l’État, via French Tech Souveraineté, un dispositif opéré par l’EPIC Bpifrance et géré par Bpifrance dans le cadre de France 2030, et de L-GAM, leur permet de prendre ensemble le contrôle de Biose Industrie. Logiquement, la gouvernance de l’entreprise passera elle aussi une nouvelle étape, puisque Stanislas Desjonquères, Président du comité de surveillance et représentant de l’actionnaire historique familial, deviendra actionnaire minoritaire et quittera ses fonctions. Adrien Nivoliez, actuel directeur général de Biose Industrie, en deviendra le Président.
Doubler la production en quatre ans
Le laboratoire pharmaceutique industriel, fondé en 1951 sous le nom des Laboratoires Lyocentre et acquis en 1997 par la famille Desjonquères, prépare ainsi un changement de dimension.
« Grâce à cet investissement majeur, nous allons embaucher d’ici quatre ans 200 personnes supplémentaires qui viendront s’ajouter aux 300 actuelles, précise Adrien Nivoliez. Notre ambition est de doubler nos capacités de production avec une extension conséquente de notre site aurillacois », précise le nouveau patron. Depuis 2017, Biose Industrie connaît une croissance fulgurante, dans le sillage du développement du marché des microbiotiques.
En 2022, l’entreprise a ainsi réalisé un chiffre d’affaires de 41 millions d'euros, contre 10 millions d'euros en 2017. En cinq ans, le site d’Aurillac est passé de 60 à 300 personnes. L’an dernier, Biose Industrie a produit et vendu sur les cinq continents plus de 10 millions de boîtes de médicaments. À noter que le Fonds souverain Auvergne-Rhône-Alpes, créé à l’initiative de la Région et géré par Siparex, apportera également 5 millions d'euros.