Nicolas Nuger, directeur communication Auvergne ; Julien Vibes, Directeur du Centre d’Affaires Régional ; Laurent Picheyre, Directeur Commercial Régional et Didier Pariset, Directeur Régional SG Auvergne Rhône Alpes.
Geneviève Colonna d'Istria
Le 1er janvier 2023, la Société Générale a fusionné avec le groupe Crédit du Nord, propriétaire notamment de la Banque Nuger, créée en Auvergne il y a 100 ans.
Les enseignes de la Banque Nuger vont bientôt disparaître du paysage auvergnat. Cette banque régionale créée, à Clermont-Ferrand, il y a tout juste un siècle a fusionné avec la Société Générale en début d’année. Présente majoritairement dans le Puy-de-Dôme, mais aussi l’Allier, la Haute-Loire et la Nièvre, la banque Nuger recensait 17 agences et 140 collaborateurs.
« Nous allons passer dans un nouvel ensemble de 40 points de vente, 300 collaborateurs, 105 000 clients pour plus de 25 millions d'euros de chiffre d’affaires en Auvergne. Nous ne sommes pas perdants », précise Laurent Picheyre, directeur commercial régional . « Mon grand-père avait créé cette banque il y a 100 ans. Elle était dans la famille depuis trois générations mais il faut être lucide et responsable vis-à-vis de nos clients. Nous faisons le choix de la raison en optant pour la fusion », décrypte Nicolas Nuger, descendant du fondateur et directeur communication Auvergne.
La bascule informatique prévue les 11 et 12 mars
De son côté, la Société Générale assure vouloir conserver son ancrage régional. « C’est pour nous une dimension importante, nous conservons les partenariats ASM, Clermont Auvergne Opéra, festival International Jazz en tête », précise Didier Pariset, directeur général Aura. En fusionnant avec le Crédit du Nord, Société Générale fait tomber dans son escarcelle plusieurs banques régionales dont Nuger, la Société de Banque Monaco, la Société Marseillaise de Crédit, Tarneaud et Crédit du Nord, plus une entreprise d'investissement, la Société de Bourse Gilbert Dupont.
« Cette fusion nous coûte 800 millions d’euros mais elle va nous aider à préparer l’avenir, à mutualiser nos charges en créant un seul réseau, et à anticiper les coûts de plus en plus lourds liés à la digitalisation du groupe, analyse Didier Pariset. Notre taille critique était insuffisante. Aujourd’hui, nous avons un portefeuille de 10 millions de clients en France ».
Le groupe promet que la bascule informatique se fera sans douleur pour ses utilisateurs. « Elle aura lieu les 11 et 12 mars prochains. Nos équipes y travaillent depuis deux ans et demi ». Les regroupements d’agences débuteront au second semestre 2023, avec une première étape de 150 rapprochements. 80 % des regroupements seront réalisés d’ici la fin de l’année 2024, et 100 % avant la fin de l’année 2025.