La rame Renfe, ici en gare de Barcelone, va reprendre la liaison vers Lyon.
JFB
La compagnie ferroviaire espagnole Renfe devrait exploiter seule les liaisons par TGV entre Lyon et Barcelone et entre Marseille, Barcelone et Madrid, abandonnées par la SNCF. L'offre devrait être en place avant l’été prochain.
Comme elle l’avait laissé entendre, en fin d’année après la dénonciation de la joint-venture avec la SNCF qui lui permettait d’exploiter en commun des liaisons ferrées à grande vitesse entre la France et l’Espagne, depuis 2013, la compagnie ferroviaire espagnole Renfe vient d’annoncer qu'elle allait lancer ses trains à grande vitesse sur les lignes Barcelone-Lyon et Marseille-Barcelone-Madrid, avant cet été. Après un arrêt de ces liaisons le 11 décembre dernier (la SNCF s’est quant à elle recentrée sur le seul axe Barcelone-Paris), c’est donc un troisième entrant sur le marché français de la concurrence des liaisons par TGV en France après Trenitalia, sur l’axe Paris-Lyon-Milan, et vraisemblablement prochainement Le Train, compagnie française, sur les liaisons de la façade Atlantique.
Il est prévu que la compagnie espagnole, qui a d’ores et déjà effectué des essais la semaine dernière sur la ligne Barcelone-Lyon, opère dès ce printemps, deux relations quotidiennes sur chacune de ces deux relations. Après avoir obtenu les certificats de sécurité pour ces deux lignes, la compagnie espagnole devra encore former son personnel pour pouvoir faire circuler ses trains sur les lignes françaises.
Lyon-Marseille en gestation
L’intention de la Renfe est aussi de se positionner à terme sur l'axe Paris-Barcelone, en réponse à la compagnie française qui avait lancé ses trains à grande vitesse mais à bas prix Ouigo, en 2021, en renforçant sensiblement ses dessertes depuis décembre dernier. Comme la notification de l’Autorité de Régulation des Transports le précise, la Renfe envisage aussi une liaison entre Lyon et Marseille avec arrêts à Avignon et Aix-en-Provence. Ces relations seraient effectuées avec les mêmes rames de 347 sièges prêtes à circuler à 300 kilomètres/heure.