Amir Reza-Tofighi, président de la CPME au niveau national, a été reçu à Lyon par Daniel Villareale. président de la CPME Aura.
A.D.
De passage à Lyon lundi, Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME, a annoncé vouloir mettre en place un « plan d’action pour les territoires » qui donne plus de poids aux organisations régionales et permette un échange de bonnes pratiques entre elles.
Lundi 26 janvier, Daniel Villareale, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) Auvergne-Rhône-Alpes (et pour quelques mois encore, président de la CPME Loire) a accueilli son homologue au niveau national, Amir Reza-Tofighi, dans les locaux de RAS Intérim, à Lyon.
Après avoir déploré un budget 2026 « pas bon » qui, selon la CPME, mise trop sur une augmentation des recettes et pas assez sur une baisse des dépenses, l’entrepreneur de 41 ans, à la tête du syndicat patronal depuis un an, a expliqué vouloir mettre en place un « plan d’action sur les territoires ». Il s’agit de « donner plus de moyens au niveau national pour accompagner les territoires », indique-t-il, sans donner de montant mais en précisant vouloir « développer des outils. Par exemple, nous investissons 2 millions d’euros dans notre outil informatique ». Cette volonté de donner plus de poids aux territoires devrait aussi passer par une « réforme statutaire ».
La CPME Auvergne-Rhône-Alpes fait des émules
Amir Reza-Tofighi souhaite « donner une place plus importante à la région », échelon indispensable entre les CPME départementales et l’organisation au niveau national. Il s’agit d’ « homogénéiser le réseau », car toutes les CPME régionales ne sont pas aussi bien structurées les unes que les autres
La CPME Auvergne-Rhône Alpes (5 000 adhérents) fait figure de bon élève, « un modèle inspirant » pour les autres régions, affirme Daniel Villareale. Ce dernier explique par exemple que l’événement Made in PME, journée qui rassemble l’écosystème régional pour connecter les chefs d’entreprise et leur donner des outils et des solutions pour booster leur croissance, initiée par son prédécesseur, François Turcas, a depuis fait des émules. Notamment en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Pour Amir Reza-Tofighi, « jusqu’à présent, les régions ne se parlaient pas vraiment. Or, il y a une somme de bonnes idées dans les territoires ».