De g. à d. : Guillaume Pepy, Isabelle Huault, Marc-Francois Mignot-Mahon et Philippe Valentin ont visité le chantier du futur campus d'EMLyon, à Gerland.
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Devenir l'une des dix premières « Global Business Universities » au niveau mondial. Tel est l'objectif affiché par l'école de commerce lyonnaise EMLyon, soutenue en cela par son nouvel actionnaire Galileo Global Education.
Le nouveau conseil de surveillance d'EMLyon, désormais présidé par Guillaume Pepy, s'est réuni le 15 décembre pour confirmer et amplifier les objectifs fixés par l'école de commerce lyonnaise dans son plan stratégique « Confluence 2025 » dévoilé en mars 2021 : internationalisation, hybridation des contenus et engagement social et sociétal.
Pour développer ces « trois piliers », Isabelle Huault, présidente de l'école confortée dans ses fonctions - « après la période troublée, nous voulons d'une gouvernance stable », a exprimé Guillaume Pepy - va pouvoir compter sur les moyens supplémentaires apportés par son nouvel actionnaire Galileo, qui a mis 50 millions d'euros sur la table dans le cadre de l'augmentation de capital intervenue en septembre dernier. Une opération à laquelle ont également participé bioMérieux et les salariés de l'école et à l'issue de laquelle la CCI de Lyon Saint-Etienne reste majoritaire à 51 % (contre 66 % avant).
Cent millions d'euros de capacité d'investissement
Globalement, l'école dispose désormais de 100 millions d'euros pour porter ses ambitions, dont 80 millions d'euros pour le déploiement international. Il est ainsi prévu à court terme qu'EMLyon dispose d'implantations à Londres et Milan, via des « espaces qui lui seront réservés dans les écoles du réseau Galileo », à savoir la Regent’s University London et l'Istituto Marangoni, précise Marc-Francois Mignot-Mahon, président de Galileo.
Des croissances externes en Amérique du Nord et en Europe
À moyen terme, l'école souhaite disposer de son propre campus en Amérique du Nord et en Europe. Des implantations qui passeront forcément par des acquisitions « en ciblant prioritairement des écoles de management ou d’ingénieurs, de design ou de science du vivant », poursuit le président de Galileo qui entend faire « de cette perle qu'est EMLyon un acteur international ». Pour cela, il est également prévu d'accroître le nombre d'étudiants internationaux (40 % aujourd’hui) grâce aux quarante bureaux de Galileo dans le monde.
Un double diplôme sur la mode avec l’Istituto Marangoni
Concernant l'hybridation des contenus, il est déjà prévu des synergies avec les autres établissements de Galileo*. Avec l’Istituto Marangoni (Milan), un double diplôme sera mis en place alors que les professeurs du Cours Florent (Paris) interviendront auprès des étudiants de l'EM Lyon sur la prise de parole en public. Des partenariats sont par ailleurs en cours avec Strate (Lyon) autour du design.
La recherche sera l'un des piliers de développement d'EM Lyon
Enfin, Galileo entend accélérer en matière de recherche : « Notre recherche se doit d'être mondiale et d'accompagner de grands groupes », insiste Marc-Francois Mignot-Mahon pour qui « la recherche sera l'un des piliers de développement d'EM Lyon ». « La formation de nos étudiants doit se faire au contact de la recherche pour former des managers éclairés », a poursuivi Isabelle Huault.
Pour Guillaume Pépy, « on peut et on doit renforcer les relations avec les entreprises ». La présence de bioMérieux au capital de l’école en est une illustration.
* Premier groupe privé européen d'éducation, Galileo compte 57 écoles, 200.000 étudiants sur 106 campus dans 15 pays.