Geneviève Colonna d'Istria
Le chantier de restauration de la cathédrale de Clermont-Ferrand débutera dans quelques mois, avec un budget XXL.
Voilà plus d’un siècle que Notre-Dame-de-l'Assomption n’avait pas subi de restauration majeure. Cette fois-ci, le chantier ne peut plus attendre. Après cinq ans de diagnostic, la DRAC (Direction Régionale de la Culture), la Préfecture, la Ville et les Monuments Historiques ont annoncé le lancement des travaux dans le courant du deuxième semestre 2023, pour une durée de six ans au moins. Après celui de Notre-Dame-de-Paris, il s’agit tout simplement du deuxième plus important chantier de cathédrale en France.
Un peu d'histoire
Notre-Dame-de-l’Assomption, propriété de l’État depuis 1905, est un édifice gothique édifié à partir de 1248. La majeure partie de la construction actuelle date de la seconde moitié du XIIIe siècle. Toutefois, la façade occidentale et les deux travées adjacentes de la nef ont été édifiées sur le projet de l’architecte Viollet-le-Duc au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis, aucune restauration majeure n’a été effectuée.
Un chantier en plusieurs phases
Grâce au « Plan cathédrales » mis en place par le gouvernement doté d’une enveloppe totale de 80 millions d'euros, le monument clermontois va bénéficier d’une enveloppe de 21,50 millions d'euros.
Une première phase permettra de garantir l’étanchéité du toit, ainsi que l’amélioration des conditions d’intervention des pompiers. Financée dans le cadre du plan de relance à hauteur de 4,5 millions d’euros, elle devrait durer 16 mois.
Le deuxième temps fort (11 M€) se déroulera entre 2024 et 2025. Il comprendra la restauration des toitures de la nef, du chœur, des transepts ainsi que des terrasses des massifs sud et nord et de la tour de la Bayette. Enfin, la restauration des couvertures en pierre des bas-côtés et des chapelles pourra être effectuée pour un montant estimé de 6 millions d’euros.
Mais le chantier et les échafaudages ne devront pas dissuader les paroissiens et les visiteurs : la cathédrale restera ouverte pendant toute cette période, « sans aucune restriction », précise l’évêché.