Machine-outil PCI Scemm, conçue et assemblée à Saint-Etienne.
Daniel Martin
PCI Scemm vient de se doter d’un deuxième site industriel dans l’Hexagone, à travers la reprise de 100 % du capital des sociétés normandes Ceri et Serimatec, à la barre du Tribunal de commerce d’Evreux (Eure).
PCI Scemm, spécialiste stéphanois des machines-outils pour l’industrie automobile, a repris les sociétés normandes Ceri (Louviers) et Serimatec (Val-de-Reuil), formant toutes deux un petit groupe familial créé en 1976 qui avaient été placé en redressement judiciaire en septembre dernier. À l’issue de l'opération, son dirigeant, Arnaud Sabia, reste en fonction tandis que 35 des 70 salariés sont repris. Ils sont regroupés au sein d'une seule entité, sur le site de Ceri à Louviers. Le nouvel ensemble, rebaptisé Cerimatec (fusion de Ceri et de Serimatec) permet à PCI Scemm de porter son chiffre d’affaires à 30 millions d’euros, contre 18,3 millions en 2021. L’effectif de PCI Scemm, qui avait reculé après le coup d’arrêt porté, l’an dernier, à son développement sur le marché russe, repart lui aussi à la hausse avec un total de 150 personnes.
Marché du véhicule électrique
Concepteur de machines spéciales d’usinage pour les industries automobile et aéronautique, l’acquéreur était à la recherche d’un partenaire, spécialiste des automatismes et de la robotique, qui puisse l’accompagner dans sa diversification sur les véhicules électriques, ainsi que vers d’autres marchés tels que l’industrie pharmaceutique. Tout en lui apportant également des compétences logistiques et en renforçant son maillage du territoire.
Installée sur 9 000 m² du Campus industriel de Saint-Etienne, PCI Scemm, dirigée par Patrice Gambier, a été acquise en 2015 auprès de PSA Peugeot Citroën par le groupe Tongtai. Premier fabricant taïwanais de machines-outils, il compte plus de 2 000 salariés avec ses implantations industrielles en Asie, en France et en Autriche.