Stellaria indique que son Stellarium diminue significativement les déchets nucléaires tout en se substituant aux centrales à charbon.
Spatial Nick
La start-up grenobloise Stellaria, spécialisée dans les réacteurs nucléaires à neutrons rapides et sels fondus, a annoncé le 26 novembre un accord de précommande de son Stellarium avec Equinix, entreprise américaine d’infrastructures numériques.
« La signature de ce premier contrat est une étape importante pour Stellaria. (...) Ce contrat pose la première pierre de centres de données autonomes en énergie à vie, et nous sommes fiers de soutenir un acteur majeur comme Equinix dans ce projet », s’est enthousiasmé Nicolas Breyton, Pdg de Stellaria, start-up grenobloise spécialisée dans les réacteurs nucléaires à neutrons rapides et sels fondus et issue du CEA et de Schneider Electric, lorsqu'il a signé avec Equinix, le 26 novembre, seulement quelques mois après une levée de fonds de 23 millions d’euros.
Concrètement, les centres de données d’Equinix bénéficieront de « l’autonomie énergétique du tout premier réacteur nucléaire à combustibles renouvelables au monde » : le Stellarium, que Stellaria développe depuis 2023 et espère mettre sur le marché en 2035.
Le Stellarium, première mondiale
L’outil développé par Stellaria est unique au monde car il utilise des combustibles liquides capables de se régénérer entièrement pendant son fonctionnement. Cela assure son auto-alimentation pendant vingt ans.
Le prototype et les tests associés sont prévus pour 2029. « Compact, sûr et flexible, le Stellarium diminue significativement les déchets nucléaires et se substitue aux centrales à charbon, diminuant de 99 % les émissions de CO2 et les particules pour décarboner les sites industriels et les datacenters », précise la start-up.
Le Stellarium promet à Equinix « une sécurité renforcée, sans zone d’exclusion grâce à sa conception souterraine, son fonctionnement à pression atmosphérique et son cœur liquide ». Mais aussi « une adaptation rapide aux variations de charge », c’est-à-dire que « le cœur liquide rend le réacteur extrêmement flexible et capable de s’ajuster à la puissance requise à tout moment ». Des promesses qui réjouissent Régis Castagné, directeur général d’Equinix France : « Leurs Stellariums génèrent nativement 250 MWe d’énergie propre et consomment leurs propres déchets, éliminant ainsi le besoin de stockage sur site et résolvant un défi opérationnel majeur », précise-t-il. « Cette avancée permettra à Equinix de fonctionner avec une énergie sécurisée et décarbonée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. C’est une étape transformative vers la construction de la prochaine génération d’infrastructures numériques durables ».