Sébastien Bouillet est à la tête d'une entreprise comptant 14 points de vente.
© Philippe Vaures Santamaria
Un an après l’ouverture d’une procédure collective, la Maison Bouillet a fait valider mardi un plan de sauvegarde sur neuf ans par le Tribunal des affaires économiques de Lyon. Le célèbre pâtissier chocolatier lyonnais avait rencontré des difficultés de trésorerie dues à une baisse de la consommation et un investissement massif dans un second laboratoire.
Sébastien Bouillet a obtenu l’homologation du plan de sauvegarde de son entreprise, qu’il a présenté le 6 janvier au Tribunal des affaires économiques de Lyon, lui permettant d’étaler sur neuf ans le remboursement du passif.
La Maison Bouillet, célèbre pâtissier, traiteur, devenue également chocolatier, avait été placée, à sa demande, en procédure de sauvegarde le 8 janvier 2025. Son activité avait subi la baisse de la consommation de certains produits de pâtisserie, ainsi que du chocolat, dont le prix de revient a subi la forte augmentation du cours de la fève de cacao.
Parmi les éléments qui ont contribué à dégrader sa trésorerie, figure aussi un investissement de près de trois millions d’euros dans la construction d’un deuxième laboratoire de 800 m² dédié aux produits en chocolat à Miribel, près de Lyon. Lequel s’ajoute à celui de 1 200 m² consacré à la pâtisserie et aux produits traiteurs.
Un effectif ramené de 140 à 120 salariés
Depuis l’ouverture de la procédure collective, l’entreprise a été restructurée, avec un effectif passé de 140 à 120 personnes, mais elle a conservé ses 14 points de vente à Lyon et dans des communes des alentours de l’Ain et de l’Isère, indique à Bref Eco l’avocat qui l’a accompagnée. Il ajoute que Sébastien Bouillet, qui possède par ailleurs plusieurs boutiques au Japon (non-concernées par la procédure), en a profité pour faire évoluer sa stratégie « en développant la vente en B to B en direction de l’hôtellerie, de la restauration et du secteur événementiel ».
Cette procédure de sauvegarde a été un formidable antibiotique
Le dirigeant de 49 ans a rejoint en 2000 l’entreprise créée en 1977 par ses parents, Henri et Ginette, dans le quartier lyonnais de la Croix-Rousse. En 2024, le chiffre d’affaires de la société avait atteint 10 millions d’euros, mais avec un résultat net négatif de près de 770 000 euros. Sébastien Bouillet déclare aujourd’hui dans un communiqué que « cette procédure de sauvegarde a été un formidable antibiotique ».