Laurence Ruffin Présidente d'Alma avec à droite Damien Leretaille, nouveau directeur général et à gauche Sylvain Cathebras, responsable de Communication.
V. Riberolles
Alma conforte son statut d'éditeur indépendant de logiciels de conception et de fabrication industrielle. Ses derniers résultats montrent la pertinence de son modèle économique. Elle veut aller encore plus loin en mettant en avant son rôle d'acteur économique citoyen. Et fait évoluer sa gouvernance.
La Scop Alma, éditrice de logiciels métiers et développeur de services numériques, poursuit son aventure entrepreneuriale avec succès. Depuis son siège social de Saint-Martin-d’Hères, elle a réussi à faire progresser son volume d’activité de 10 % sur l’exercice 2021-2022, avec un chiffre d'affaires net est de 12,2 millions d'euros (marge brute : 11,8 millions). Le volume d’affaire à l’exportation augmente quant à lui de 8 %, représentant 33 % du chiffre d’affaires global. Le résultat d’exploitation s’établit à 2,1 millions, en progression de 14 %.
Bilan carbone
Si l’on prend en compte la totalité des activités d’Alma, avec ses sept filiales en France et à l’étranger auxquelles on peut rajouter les participations dans huit autres structures, le chiffre d’affaires consolidé a augmenté de 11 % pour atteindre 19,7 millions d’euros avec 173 salariés. L’activité Logiciels CFAO a été particulièrement performante, tirée par les filiales, les revendeurs et par une offre SaaS (Software as a Service). Alma a aussi pu compter sur le développement d’un nouveau logiciel de santé pour la prescription et la préparation des régimes lactés à destination des biberonneries.
Par ailleurs, Alma veut monter le curseur en termes d’engagement citoyen. La coopérative a ainsi réalisé un bilan carbone, une fresque du climat à laquelle tous les salariés ont participé, un programme de rénovation thermique des bâtiments et un plan de mobilité.
Nouvelles activités autour des transports et de l'énergie
Alma a décidé le lancement d’une nouvelle activité numérique sur le secteur en croissance des transports et de l’énergie, qui viendrait rééquilibrer l'ensemble en complétant la CFAO prédominante et la santé encore trop secondaire. « C’est un projet de diversification porteur de business et de sens, explique Laurence Ruffin, présidente de la Scop. Nous voulons en faire une nouvelle cause pour renforcer la pérennité d’Alma et œuvrer à une économie citoyenne ». Cette ambition, le nouveau directeur général d’Alma, Damien Leretaille, l’aura en ligne de mire.
Accentuer les efforts à l'international
Les modalités d’exercice de la direction Générale ont évolué avec la « séparation » de la Présidence du Conseil d’Administration conservée par Laurence Ruffin et la direction générale. Le Conseil d’administration bouge également. Il est désormais constitué pour moitié de responsables d’équipe et pour moitié de salariés associés élus individuellement. Pour 2023, cette « nouvelle » Alma va accentuer ses efforts à l’international et en particulier en Allemagne.