DPIA fabrique notamment des ressorts pour les suspensions des trains. L’un de ses marchés d’avenir sera le ferroviaire allemand.
DR / DPIA
Après deux années de vaches maigres pour cause de crise sanitaire, le fabricant de suspensions et liaisons au sol DPIA Colaert devrait revenir à sa vitesse de croisière cette année et afficher 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une nouvelle étape est aussi enclenchée pour attaquer à de nouveaux marchés.
Créé en 1981, le fabricant valentinois de suspensions DPIA Colaert travaille à la demande pour de petits constructeurs mais fabrique surtout des pièces de deuxième monte pour le monde des poids lourds, remorques, véhicules utilitaires, militaires et agricoles ou trains de fret. Ses produits sont vendus via des distributeurs de pièces détachées (40 % à l'export). DPIA dispose de 20.000 références en stock et peut en faire 30.000 de plus à la demande. « On peut même fabriquer une seule pièce si nécessaire. Et nous avons des plans de pièces d’avant-guerre. C’est un vrai trésor ! », se félicite le président, Éric Viton, qui compte maintenant ouvrir une phase de conquête.
1,6 million d'investissement
Cette nouvelle ère passe par des investissements importants pour améliorer les process : 1,6 million d’euros, dont 50 % aidés par le Plan de Relance. Dans quelques semaines, DPIA remplacera son four de trempe à gaz (traitement de l’acier) contre un four à induction consommant 15 % de moins, sans énergie fossile. En février, la société de 40 personnes recevra une nouvelle ligne robotisée permettant d’augmenter les volumes. Et quelques mois plus tard, une réorganisation totale de l’atelier optimisera les process, avec de nouvelles presses pour fabriquer des ressorts composites.
Nouvel actionnaire
Parallèlement, le fonds Smalt Capital (Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse) est sorti, remplacé par le lyonnais Capelia. « Nous avons tenu deux ans sans problème majeur. Cet argent frais nous aidera à passer la période d’inflation et de récession annoncée », commente Éric Viton qui souhaite d’ailleurs se lancer sur de nouveaux marchés en Europe. Et de citer plusieurs cibles à fort potentiel : le ferroviaire allemand ; les ressorts composites pour les utilitaires ; ou même les éléments de maintenance prédictive, envisagés à travers un partenariat avec Amiral Technologies (Isère) dans des domaines comme le militaire, les poids lourds extrêmes et, toujours, le ferroviaire.
Cet article a été publié dans le numéro 2516 de Bref Eco.