Gilles Lapierre, au centre, a souhaité s’entourer d’un comité de direction pour Rhonalu.
Quelques mois seulement après la reprise de la fonderie Rhonalu à Miribel, Gilles Lapierre, qui découvrait alors le monde de la métallurgie après avoir exercé une douzaine d’années dans l’industrie du cuir (Hermès et JM Weston), dit avoir « trouvé sa place ».
« Au moment de mon arrivée, j’ai déroulé mon projet tel que je le voulais, accompagné par l’ancien dirigeant. Puis, peu à peu, j’ai imprimé mon style, notamment sur le management que je voulais de proximité ». Un changement en profondeur pour la petite équipe de 20 personnes qui a dû revoir sa façon de travailler : « Avant, c’est la direction qui était moteur de l’entreprise. Aujourd’hui, ce sont les collaborateurs », explique Gilles Lapierre, très porté sur la communication auprès des équipes et des prestataires. Un vrai changement pour les collaborateurs, peu habitués à avoir accès à autant d’informations sur leur entreprise. Le style porte ses fruits : « L’atelier fonctionne de manière beaucoup plus rigoureuse ». Certains collaborateurs clés ont été promus, Gilles Lapierre souhaitant s’entourer d’un comité de direction. Un responsable de production a aussi été recruté.
Des investissements en cours
Pour celui qui a désormais endossé sans complexe son costume de dirigeant de PMI, l’année 2022 se résume ainsi : « Une année de forte croissance du chiffre d’affaires, de maîtrise technique et de renforcement des relations humaines ». La progression de l’activité est due pour partie à l’inflation, mais surtout à « une augmentation de la demande des secteurs agricole, de la Défense et du ferroviaire », ajoute le dirigeant qui a aussi gagné de nouveaux clients. Le chiffre d’affaires est ainsi passé de 5,2 millions d’euros en 2021, à 6,3 en 2022.
Malgré « les incertitudes », Gilles Lapierre se dit confiant pour la suite, même s’il sent de la fébrilité sur le marché. Ce qui ne l’empêchera pas d’investir 250 000 euros cette année dans de nouveaux équipements de production plus performants en matière énergétique.
Cet article a été publié dans le numéro 2525 de Bref Eco.