Jean-Marie Guillet (à g.), directeur du développement immobilier Europe d’APRC Group, et Olivier Barge, directeur opérationnel d’APRC Group, et directeur général d’APRC, sont chargés d’apporter un nouveau souffle au groupe.
A.R.
L’entreprise créée par Karim Abdellaoui, en 2006 à Saint-Chamond dans l’ingénierie de projets, a bien grandi. Elle serait aujourd’hui le contractant général n° 3 en France sur les bâtiments logistiques. Son chiffre d’affaires a atteint 137 millions d’euros en 2022 tandis qu'un nouveau plan stratégique de développement se met en place.
Certes, on est loin du milliard annoncé il y a dix ans lorsque la société envisageait des méga-contrats avec l’État algérien qui n’ont finalement pas été concrétisés. Mais le groupe d'immobilier logistique - aujourd'hui lyonnais - progresse et lance une nouvelle phase de croissance, matérialisée par plusieurs développements. D’abord une nouvelle tentative internationale avec des prises de position en Italie pour 200 000 m² à Chivasso et Imola. 60 000 m² devraient sortir de terre dès 2023. « L’Italie est comme la France il y a quinze ans, il y a beaucoup à faire », se réjouit Olivier Barge, directeur général d’APRC qui cite également l’Espagne comme nouveau terrain de jeu avec quelques dossiers en cours de bouclage. D’autres pays sont observés comme la Croatie et la Slovénie.
Diversification des métiers
La deuxième initiative du groupe est une diversification. Alors que 90 % du chiffre d’affaires d’APRC Group sont assurés en tant que contractant général (APRC), l’idée est de faire monter en puissance l’activité de promotion en redynamisant la filiale KSI. Cette dernière avait été associée un temps avec 6e Sens Immobilier. Mais « le marché ne s’est pas orienté comme prévu, nous n’avions plus forcément les mêmes priorités au même moment ; aussi nous nous sommes séparés bons amis et travaillerons peut-être ensemble ponctuellement dans le futur », explique Olivier Barge. Un premier chantier pour KSI va démarrer en 2023, portant sur 20 000 m² à Chollet tandis que deux autres projets, de 25 000 et 32 000 m², sont en développement à Roubaix et Beauvais.
Enfin, si « nous avons toujours fait de l’industriel, des bureaux et du commerce », note Olivier Barge, tout ceci devrait être intensifié par d’autres prestations comme l’énergie (photovoltaïque, éolien), le smart building, la logistique urbaine, la renaturation ou l’ingénierie de la supply chain.
Ces perspectives devraient permettre au groupe de 100 personnes d’être plus solide en cas de crise mais permettent aussi d’envisager une évolution significative du chiffre d’affaires dès 2023
Cet article a été publié dans le numéro 2525 de Bref Eco.