Jean Brajon, directeur général France de Sky Express.
Franck Patras / Fy studio
La compagnie aérienne grecque Sky Express pérennise son vol Lyon-Athènes. Aussi, Lyon-Saint Exupéry est, depuis le 15 décembre, après Paris, la deuxième ville française à bénéficier d’une offre à l’année vers Athènes, face aux opérateurs saisonniers : Aegean, Easyjet, Transavia et Volotea. Explications avec Jean Brajon, directeur général France de Sky Express.
Pouvez nous nous présenter brièvement la compagnie Sky Express ?
Jean Brajon : Sky Express est une compagnie privée indépendante grecque qui a été créée en Crète, en 2005. Jusque dans les années 2020, elle était essentiellement concentrée sur des relations intérieures, continentales et insulaires. Depuis 2020, avec l’accroissement et la diversification de sa flotte, elle s’est internationalisée et compte aujourd’hui 27 escales internationales, dont Paris depuis 2021, que nous desservons quotidiennement. Lyon est la deuxième avec deux allers et retours par semaine, les vendredis et dimanches.
Par rapport à la concurrence, quelles sont vos atouts ?
J. B. : Du fait de son histoire, nous offrons depuis Athènes la possibilité de rejoindre l’une de nos 33 destinations domestiques insulaires ou continentales. Ainsi, 20 % de nos passagers sont en correspondance vers ces destinations. Depuis notre développement à l’international, nous nous positionnons aussi, depuis le marché français, sur des relations au-delà d’Athènes : Turquie, Arménie, Israël,..
Pourquoi avoir choisi Lyon comme deuxième escale française ?
J. B. : Nous avons hésité entre Lyon et Genève. Mais nous avons préféré Lyon en raison de son potentiel démographique et de sa puissance économique.
Justement, sur le segment « affaires » quelles sont vos propositions ?
J. B. : L’avion utilisé sur le Lyon-Athènes est un Airbus A321 Néo de 180 sièges. En fonction des réservations, les premières rangées de sièges avant sont dédiées à notre classe « Bliss ». Avec un service spécifique à bord, ces clients ont accès à nos salons « Affaires » de Lyon, Athènes, Thessalonique… Pour identifier les gisements de trafic « affaires », de la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons dédié une attachée commerciale.
Comment commercialisez-vous vos services ?
J. B. : Notre distribution est largement intermédiée. Nos ventes directes ne représentent que 10 % de notre activité. Nous sommes présents sur l’ensemble des Global Distribution Systems (GDS) et nous entretenons des partenariats avec le réseau des agences de voyages, les voyagistes, les groupistes…
Nous sommes une compagnie « best value », différente des compagnies « low cost »
Quels sont vos perspectives de trafic entre Lyon et la Grèce ?
J. B. : Nous nous définissons comme une compagnie « best value », donc assez différente d’une compagnie « low cost ». Nous ne visons pas un taux d’occupation maximal, basé sur des tarifs d’appel les plus bas. Nous sommes davantage attentifs à notre prix moyen. Depuis Lyon, nous envisageons un trafic à 70 % touristique, 20 % affaires et 10 % Visit Friends and Relatives (VFR).
Quelles sont vos premières sensations depuis l’ouverture en décembre dernier ?
J. B. : Nous avons reçu un très bon écho de la part de la clientèle scolaire. Comme la clientèle d’affaires, il s’agit d’un segment qui fonctionne toute l’année, davantage en dehors de la période des vacances pour laquelle les vols saisonniers s’adressent. Nous sommes présents à l’année et notre idée est d’ajouter des fréquences hebdomadaires supplémentaires, au fur et à mesure de notre développement à Lyon.