Gilles Poderos, directeur général est co-actionnaire d’Isitec.
Stellantis, Toyota, Safran, Michelin mais également La Poste… Ces grandes entreprises sont toutes clientes d’Isitec International, une société de Millery qui, depuis vingt ans, écrit sa belle histoire, entre international et innovation.
Créée en 2002 par deux ingénieurs, Claude Durrwell et Serge Grange, l’entreprise s’est d’abord positionnée dans la revente de solutions logicielles dédiées aux opérateurs d’entrepôts logistiques. Quelques années plus tard, Isitec développe ses propres solutions pour la logistique et plus spécifiquement pour le « kitting », une méthode de préparation de kits qui consiste à regrouper chaque élément pour composer un produit.
« Nous avons innové en proposant des solutions d’aide au tri vocal », explique Gilles Poderos, directeur général, qui a rejoint l’aventure Isitec en 2017. La solution a été adoptée par La Poste, mais également par de nombreuses postes nationales ou privées. Au-delà des logiciels, Isitec a étendu ses activités en proposant des machines de tri, colis ou courriers, et les systèmes adaptés. Avec la croissance de l’e-commerce, son succès est grandissant. Elle intervient notamment via des partenaires pour des marques comme Celio, Place des Tendances ou encore Ikea.
Des perspectives en Afrique du Nord
Outre cette activité historique qui pèse 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, Isitec s’est développée auprès des services généraux, grâce à une suite logicielle de traçabilité qui équipe de grosses entreprises et administrations pour la gestion de leur courrier (hôpitaux, banques, ministères, etc.). Enfin, la société rhodanienne intervient dans l’industrie manufacturière, notamment dans le secteur automobile : « Nous fournissons les cinquante plus gros équipementiers », affirme Gilles Poderos qui a suivi ses clients dans les pays où ils sont installés. Résultat : l’entreprise réalise aujourd’hui la moitié de son chiffre d’affaires (qui est de 5,5 M€ en 2022 et devrait atteindre 7 M€ cette année) à l’international, avec une présence en Belgique, aux Pays-Bas, en Roumanie, en Turquie et en République tchèque. Toujours pour accompagner ses clients, Isitec est en train d’ouvrir une filiale au Maroc, un pays « qui investit énormément dans l’automobile ». « L’Afrique a beaucoup de potentiel, notamment sur la partie postale », commente le dirigeant qui a vu l’importance de diversifier ses marchés. « Nous sommes plus touchés par la crise des composants que par la crise sanitaire », souligne-t-il.
Robotique mobile
Outre l’internationalisation, Isitec, qui emploie 50 personnes, fait également le pari de l’innovation. L’entreprise s’est en effet lancée en 2019 dans la robotique mobile, développant son propre véhicule à guidage automatique. Pouvant transporter jusqu’à 100 kg, il est utilisé dans l’industrie pour le transfert de charge. « Notre première vente a été réalisée avec Signify (ex-Philips Lighting) », se réjouit Gilles Poderos. Il mise sur cette niche dans laquelle l’entreprise a beaucoup investi, accompagnée notamment par Bpifrance.
Cet article a été publié dans le numéro 2526 de Bref Eco.