Le PPA 3 a été signé en présence de Laurent Prevost, préfet de l'Isère, Pascal Mailhos, préfet de la région Aura et du Rhône, et Cécile Bigot-Dekeyzer, préfète de l’Ain.
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Avec 40 000 décès prématurés par an attribués à la pollution aux particules fines (PM), la France doit améliorer la qualité de l'air sur son territoire. C'est en ce sens que vient d'être signé le troisième plan de protection de l'atmosphère de l'agglomération lyonnaise, pour cinq ans.
La France fait l'objet d'une procédure contentieuse instruite par la Cour de justice de l'Union européenne pour non-respect des seuils réglementaires concernant les oxydes d'azotes (NOx) et les particules en suspension dans l'air (PM). Elle doit donc abaisser les concentrations de ces polluants dans les meilleurs délais.
Une baisse significative des taux d'émission, mais...
C'est notamment le cas pour l'agglomération lyonnaise qui vient de signer un nouveau plan de protection de l'atmosphère (PPA), le troisième, en présence des préfets du Rhône, de l'Isère et de l'Ain, ce jeudi 24 novembre. « Ce PPA 3 est le fruit d'un travail de concertation entre l'État, les collectivités territoriales, les acteurs économiques, les associations et les citoyens qui aura duré deux ans », explique Pascal Mailhos, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône. Les précédents plans ont permis des avancées significatives en matière de qualité de l'air, avec une baisse majeure des concentrations de poussières et d'oxydes d'azote depuis une quinzaine d'années. Néanmoins, ces concentrations demeurent supérieures à la limite réglementaire aux abords des axes routiers et 26 000 personnes restent exposées ».
Parallèlement, les dernières études ont mis en avant une hausse de 13 % de la concentration moyenne annuelle d'ozone entre 2007 et 2020.
Pour les PM, environ la moitié provient du secteur résidentiel. Les autres secteurs émetteurs de particules sont le transport (17 %), l’agriculture (14 %) et l’industrie (13 %). Concernant les NOx, plus de la moitié des émissions sont issues du transport routier (61 %), le deuxième secteur le plus émetteur étant l’industrie (21 %).
35 nouvelles actions à mener sur la période 2022-2027
Le PPA 3 (qui succède au PPA 2 de 2014) englobe les secteurs suivants : résidentiel-tertiaire, mobilité-urbanisme (élargissement aux transports fluviaux et aériens), industrie-carrières et travaux publics, agriculture et communication. « Au moins 35 actions fortes sont à prévoir, dont le soutien à la rénovation thermique des bâtiments, l'interdiction des cheminées à foyer ouvert pour avril 2023 ou encore un fort soutien aux mobilités durables avec, entre autres, le développement du covoiturage avec des voies réservées ».
Le plan de protection de l'atmosphère envisage une extension du périmètre de ses actions avec 167 communes (Rhône, Ain, Isère) dont 79 qui n'étaient pas présentes dans le PPA 2.