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Vendredi 12 Avril 2024

Prix de l’Entrepreneur de l’Année AVEC EY

Les rebonds de Stéphane Brunet (VapéRail)

Stéphane Brunet (Vapérail) est candidat au Prix EY de l'Entrepreneur de l'Année.

Stéphane Brunet (Vapérail) est candidat au Prix EY de l'Entrepreneur de l'Année.

Après un début de carrière dans de grands groupes industriels, Stéphane Brunet a repris en 2010 la société VapéRail*, installée dans la Plastics Vallée. En un peu plus d’une décennie, la transformation de la PME est radicale.

Stéphane Brunet a fait ses premières armes dans de grandes entreprises de l’industrie : Plastic Omnium en France puis aux États-Unis, Alstom aux États-Unis puis en France, et Schneider. Avec, à chaque fois, des business units de taille de plus en plus grande à gérer, mais aussi quelques fonctions corporate. Mais l’ingénieur avait fini par s’ennuyer dans la gestion et l’administration. En 2008, il a donc racheté une petite entreprise de capteurs pour l’amélioration de l’efficacité énergétique.

J’étais convaincu que les transports et l’énergie étaient deux marchés d’avenir.

Un succès total qui l’a poussé à revendre rapidement cette entité, avant de saisir une autre opportunité : la reprise de VapéRail, un sous-traitant de Montréal-la-Cluse, près d’Oyonnax. Il fallait oser : l’entreprise n’était présente que sur un seul marché, le ferroviaire, à qui elle proposait une gamme très réduite de produits en plastique, et n'avait qu’un seul client ou presque : la SNCF. Elle n’est qu’un sous-traitant de l’opérateur ferroviaire national à qui elle fournit des pièces plastiques de fixation des voies de chemin de fer. Mais « j’étais convaincu que les transports et l’énergie étaient deux marchés d’avenir. Et je me suis lancé ».

Une profonde mutation

En un peu plus d’une décennie, VapéRail a triplé de taille (de 6 à 18 millions d’euros de chiffre d’affaires) et changé de positionnement. Aujourd’hui, l’entreprise est devenue ingénieriste pour le compte d’une trentaine de clients (SNCF, RATP, Eurotunnel, Keolis, Vinci, Bouygues, Eiffage, etc.). Elle dessine et développe des solutions, en plastique mais surtout en métal, dont elle confie la production à des industriels français.

Dernière initiative en date : Ecotrack, un projet d’économie circulaire destiné à recycler les composants usagés des voies ferrées. On parle de dizaines voire de centaines de milliers de pièces à remplacer, requalifier, homologuer et remettre en fonctionnement. Une solution bien moins chère que l’installation de pièces neuves.

* Le groupe Sateba, leader français dans la fabrication des traverses de chemin de fer en béton, vient de racheter la majorité du capital de Vapérail.

VapéRail

Activité : Spécialiste de l'infrastructure ferroviaire

Président : Stéphane Brunet

CA 2022 : 18 millions d'euros

Effectif : 23 personnes

 

 

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