L’actualité économique en Auvergne-Rhône-Alpes

Samedi 10 Décembre 2022

« Les chroniques de Lyon Start Up » AVEC French Tech One Lyon Saint-Etienne

CNCPI : Des conseils en propriété industrielle, pour mieux protéger l’innovation

Nicolas Martinelli, délégué régional de la CNCPI.

Nicolas Martinelli, délégué régional de la CNCPI.

Mécène de Lyon Start Up depuis quelques années, la Compagnie nationale des conseils en propriété industrielle (CNCPI) d’Auvergne Rhône-Alpes, qui rassemble une centaine de professionnels, représente des experts que tous les porteurs de projets d'innovation ont intérêt à connaître pour protéger une découverte, une marque ou un modèle… Y-Brush, l’inventeur du brossage des dents en dix secondes, ou Alerte ravageurs, l’appli qui pourrait aider les agriculteurs à réduire leurs intrants, ont également intérêt à mieux connaître ces experts.

« En participant activement à LSU, en tant que mécène financier et de compétences, la CNCPI a l’ambition de mieux faire connaître notre profession de conseiller en propriété industrielle des porteurs de projet, explique Nicolas Martinelli, délégué régional de la CNCPI. Les promoteurs d’innovation sont amenés à nous connaître, mais souvent trop tard, une fois que la technologie arrive à maturation. Ils devraient nous solliciter au contraire plus en amont pour mieux connaître leurs droits et protéger leurs produits ».

La force de l’innovation doit aussi être protégée car elle garantit ensuite la valeur ajoutée et la pérennité du produit et l’avenir de la start-up

Les conseillers en propriété intellectuelle exercent une profession réglementée, avec une certification, un code de déontologie, et sont des intermédiaires privilégiés entre les start-up et l’Institut national de propriété intellectuelle (Inpi) qui délivre les titres de propriété industrielle, brevets, marques, dessins et modèles. Certains CPI, scientifiques détenteurs d’un master ou d’un doctorat, peuvent accompagner des dossiers de brevet très technique et scientifique, quand d’autres, avocats par exemple, auront une expertise de la recherche d’antériorité ou du choix des marques.

Au-delà de leur mise en visibilité, les conseillers de la CNCPI participent très concrètement aux formations de LSU, modules de formation donnés en partenariat avec l’Inpi, comme celui du 29 novembre prochain. Pour tout savoir sur les brevets, marques et modèles et les droits qu’ils ouvrent pour les start-uper pour mieux protéger leurs inventions. Qu’il s’agisse d’une technologie, d’un algorithme, d’un procédé de biotechnologie ou d’une idée, la force de l’innovation doit aussi être protégée car elle garantit ensuite la valeur ajoutée et la pérennité du produit et l’avenir de la start-up.

Les Alumnis DE LYON START UP : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Benjamin Cohen, CEO de Y-Brush : « L’amorce Lyon Start Up »

Dix secondes : c’est la durée nécessaire pour se brosser toutes les dents avec Y-Brush, dispositif électrique doté de 35 000 filaments. Cinq ans, tel le temps qu’il a fallu à Benjamin Cohen et Christophe Cadot pour transformer une idée géniale - « raccourcir le brossage des dents pour le rendre moins laborieux et le faire entrer dans les mœurs »- en un projet industriel. L’entreprise, seul fabricant de brosses électriques en France, s’appuie sur quatre années de R & D. Elle affichait déjà plus de 20.000 ventes de brosses en 2020, 60.000 en 2021 et pourrait tripler la mise en 2022, dont 30 % à l’international.

« Avant même de créer l’entreprise, notre projet a été lauréat de Lyon Start Up, se souvient Benjamin Cohen. Ce fut une véritable amorce. D’abord, les formations nous ont permis d’entrer dans le vif de la création d’entreprise avec des ateliers très concrets, des jeux de rôle et des mises en situation. Nous avons aussi appris à pitcher, à faire court et clair, essentiel en assemblée ou face à un client. Nous avons également rencontré beaucoup de monde, construit un réseau et gagné en notoriété ». La PME, désormais installée à Caluire-et-Cuire, devrait investir quelque dix millions d'euros dans son outil industriel d’ici 2025.

ILS FONT PARTIE DE LA PROMOTION 12

Alerte ravageurs : une appli pour accompagner les agriculteurs

Alerte ravageurs. Ceci n’est pas un titre d’un film de science-fiction, mais le nom d’un des projets de la 12e promotion de Lyon Start Up. « Alerte ravageurs énonce précisément l’objectif de notre produit, une suite logicielle qui, sous la forme d’une appli, doit aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation des produits phytosanitaires », explique Fabrice Caland, l’un des deux promoteurs du projet. En rejoignant Lyon Start Up, les deux amis, l’un expert de la modélisation électronique et l’autre biologiste spécialisé en agronomie, espéraient gagner en visibilité. « Mais nous avons découvert bien plus grâce aux ateliers qui nous ont permis de formaliser nos idées. Ainsi, en réfléchissant aux freins que pouvait rencontrer notre produit, la question de son coût pour des agriculteurs parfois en difficulté, nous a fait repenser nos cibles. Nous allons d’abord nous orienter vers les assureurs et le secteur agroalimentaire, très intéressés pour accompagner les professionnels vers une agriculture plus saine ».

  • Florence Roux

Lyon Start Up c’est LE programme d’accompagnement gratuit à l’entrepreneuriat en phase d’anté-création. Il s’adresse à toutes et tous les porteurs d’idées quels que soient leur âge et leur statut professionnel.

Il s’agit d’un programme de 4 mois qui permet à des porteurs de projets innovants et à impact de bénéficier d’un environnement bienveillant pour développer leurs réseaux et leurs projets, grâce à plus de 70H de formations thématiques dispensées, pour la plupart, par les partenaires financiers du dispositif.  

Lyon Start Up c'est également un concours de pitch permettant de remporter jusqu’à 15 000€ !

Imaginé en 2014 par la Métropole de Lyon, Lyon Start Up est, depuis cette 12ème édition, déployé opérationnellement par la French Tech One Lyon Saint Etienne. 

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